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Début du procès de l’ex-maire Robitaille

L’ancien maire est entre autres accusé de corruption

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 Un an et demi après son arrestation, c’est aujourd’hui que devrait finalement s’ouvrir à Saint-Jérôme le procès de l’ex-maire déchu de Terrebonne, Jean-Marc Robitaille, accusé de corruption et d’abus de confiance.  

 L’ancien maire Robitaille a été arrêté en mars 2018 par l’Unité permanente anticorruption (UPAC) en même temps que quatre membres de sa garde rapprochée.  

 Le ministère public reproche à Robitaille d’avoir aidé ses amis à obtenir des contrats publics à Terrebonne en échange d’importants pots-de-vin. Parmi les autres accusés dans ce dossier, notons son ex-chef de cabinet Daniel Bélec, et l’ex-directeur général de la Ville, Luc Papillon.  

 Un entrepreneur bien connu dans la région, Normand Trudel, et l’ex-patron d’une firme de génie, Jean Leroux, ont également été arrêtés dans ce dossier.  

 Argent contre dézonage  

 L’UPAC allègue que Robitaille, Bélec et Papillon « recevaient d’importants avantages personnels en échange, entre autres, de changements de zonage ou d’informations privilégiées dans le cadre d’appels d’offres de la Ville ».  

 Selon ce qui avait filtré de la thèse policière en 2016, il était question d’enveloppes d’argent comptant remises au chef de cabinet du maire, de voyages dans le Sud et dans une pourvoirie, et d’une croisière où le champagne coulait à flots.  

 Il aura fallu six ans pour que l’enquête Médiator de l’UPAC, lancée en 2014, aboutisse et mène au dépôt d’accusations.  

 Le procès devait s’ouvrir plus tôt, mais des requêtes des accusés visant à obtenir notamment la communication d’éléments de preuves sur des enquêtes ont retardé les procédures.  

 Rappelons que l’ancien maire Robitaille a longtemps menti aux journalistes, soutenant n’avoir jamais séjourné sur le Touch, le fameux bateau de l’entrepreneur Tony Accurso.  

 Notre Bureau d’enquête a cependant dévoilé plus tôt cette année des images embarrassantes du maire déchu sur le bateau d’Accurso.  

 Déguisement gênant, danses ridicules, commentaires grossiers et sexistes faisaient partie des croisières bien arrosées de l’ex-maire. 

Capture d'écran, courtoisie

 On voyait dans une vidéo Jean-Marc Robitaille, torse nu et foulard noué sur la tête à la manière d’un prince saoudien. Au son de Donna Summer, celui qui était alors maire d’une ville de 100 000 habitants en plein essor, se trémoussait, perché sur les épaules de la conjointe d’un ingénieur.  

Photo courtoisie