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Denise Bombardier explique l’importance de bien parler français

Denise Bombardier explique l’importance de bien parler français
Photo d'archives, Agence QMI

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Au lendemain de son passage à Tout le monde en parle pour discuter de son documentaire Denise au pays des francos, Denise Bombardier a rappelé, alors qu’elle était reçue à QUB radio par Sophie Durocher, l’importance de bien parler français.

Dans son documentaire, Mme Bombardier parle de la situation du français qui se détériore au Manitoba, en Ontario et au Nouveau-Brunswick. 

Sa critique du français dans les différentes communautés franco-canadiennes hors Québec en a fait sourciller plus d’un. 

Avec Sophie Durocher, dans On est pas obligés d’être d’accord, Denise Bombardier s’est désolée du fait que les francophones du Canada ne tiennent plus autant à leur langue maternelle qu’autrefois. Elle fait la même critique pour le Québec.  

  • ÉCOUTEZ l’entrevue complète de Denise Bombardier avec Sophie Durocher à QUB radio:   

 

«On a changé de paradigme. On n’est pas dans la continuité des choses. Les ruptures successives nous ont entraînés dans un autre monde. Je connais les arguments: “Vous voulez vous refermer. On est dans le métissage.” C’est toujours ce genre d’arguments... Ça sert toujours les puissants et ceux qui contrôlent le monde», a-t-elle déclaré avec des sanglots dans la voix. 

Pour Mme Bombardier, parler un bon français et protéger sa langue n’est pas un signe de repli, mais plutôt d’ouverture vers les autres francophones autour du globe. 

«La langue française est une langue universelle. Nous avons la chance de parler la même langue que 2 milliards de personnes sur la terre. Donc, ce n’est pas seulement une langue de communication locale, de communication dans la paroisse, de communication dans le clan. C’est une langue que l’on peut communiquer à d’autres», a-t-elle expliqué. 

«En s’enfermant dans une langue “sloppy”, comme avait dit le père Trudeau, et bien, on se coupe aussi de la possibilité d’entrer en communication avec les autres. C’est une position de repli parce qu’on a peur d’être envahis. On est minoritaire. Mais ce n’est pas une position de repli que de s’ouvrir à ceux qui partagent cette langue qui est portée par une culture qui a dominé et qui a permis aussi le progrès. C’est la langue des philosophes du 18e siècle qui nous ont amenés vers la démocratie et la défense des droits», a-t-elle ajouté.

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