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Laïcité: Jagmeet Singh doit s’expliquer à nouveau

Laïcité: Jagmeet Singh doit s’expliquer à nouveau
AFP

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TORONTO | Le chef néo-démocrate Jagmeet Singh a dû devoir une nouvelle fois clarifier sa position sur la loi québécoise sur la laïcité.

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«Ma position n’a pas changé. Je ne veux pas intervenir. Ce que je fais, c’est que je veux changer le cœur des gens», a-t-il répondu après avoir été pressé de questions, mardi lors d’une annonce politique, à Toronto.

Malgré tout, la question est revenue à quelques reprises à savoir pourquoi le chef du Nouveau Parti démocratique ne voulait pas s’attaquer à la loi la laïcité. «Je ne veux pas intervenir alors qu’il y a une cause devant les tribunaux», a-t-il ajouté, sans que les interrogations ne cessent.

«Je suis fortement contre le projet de loi qui divise la population. C’est quelque chose qui me rend tellement triste parce qu’il y a beaucoup de discrimination et j’ai fait face à ça dans ma vie», a-t-il soutenu.

Jagmeet Singh a ajouté que «quand une poursuite rentre à la Cour suprême, le gouvernement (fédéral) a le droit de regarder ce qui se passe».

Durant le débat de lundi, le chef libéral Justin Trudeau s’est présenté comme le seul chef à avoir exprimé clairement ses intentions sur cet enjeu. Il a aussi attaqué M. Singh sur la question d’une possible intervention du fédéral dans la contestation de la loi 21.

«Vous avez parlé de façon très éloquente de la discrimination et vous l’avez affrontée dans votre vie. Voilà pourquoi il est si étonnant de vous entendre dire, comme tous les autres leaders sur cette scène, qu’un gouvernement fédéral sous votre gouverne n’interviendrait pas.»

De son côté, le chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet s’est questionné sur les réseaux sociaux sur la place de cet en enjeu dans la campagne électorale. «Est-il étrange que le thème central de la campagne fédérale soit une loi déjà adoptée par une législature "provinciale"? Ou juste révélateur de la coexistence forcée de deux nations, l’une conquérante, l’autre conquise. Trudeau se range avec le Canada», a-t-il affirmé sur Twitter.

Quant à Andrew Scheer, la question lui a été posée à savoir pourquoi il ne défendait pas ses convictions comme son opposition à l’avortement ou à la loi 21. Il a été catégorique: «on ne va pas intervenir».

«Je dois être le premier ministre pour tous les Canadiens [...] On ne va pas ouvrir des débats sur ces enjeux sociaux», a-t-il ajouté.