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Première de «Une belle soirée»: La trentaine selon Simon Gouache

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MONTRÉAL | Simon Gouache avait donné rendez-vous à ses admirateurs au MTélus, mardi soir, pour la première de son second one-man show, «Une belle soirée». Un nouveau spectacle dans lequel il livre quelques observations savoureuses d’un gars dans la trentaine.

En ouverture de la soirée, l’humoriste a commencé par demander qui l’avait déjà vu sur scène et qui le découvrait pour la première fois. «Vous avez bien fait de venir, la scène est le seul endroit où je fais une première bonne impression» a-t-il lancé au public en rigolant.

Simon Gouache a poursuivi en évoquant sa tendance à faire semblant d’écouter les gens dans les partys, tout en pensant à autre chose, avant de parler de son incapacité à avoir des opinions personnelles. «Mon opinion ressemble souvent à la dernière que j’ai entendue.»

Contrairement à beaucoup de jeunes humoristes, Simon Gouache prend son temps pour raconter ses histoires, il sait installer un contexte avant de puncher. Ce n’est pas toujours hilarant, mais ses anecdotes sont souvent universelles. On s’y retrouve tous, même si on n’éclate pas de rire à chaque punch.

L’humoriste s’est ensuite posé la question: est-ce que l’humour est de l’art ou pas? «Je pense que je suis un artiste... comme un lutteur est un sportif», relativisant la portée de son métier avec une anecdote sur une soirée dans un chalet en compagnie d’artistes de différentes disciplines.

Maturité

Il a ensuite parlé de son nouveau statut d’oncle, notamment de celui qu’il ne veut pas devenir, avant d’aborder sa relation avec sa mère. «J’ai 34 ans et mon premier réflexe, dès qu’il m’arrive quelque chose, est d’appeler ma mère. Ma mère est un ange. Le jour de mes trente ans, elle m’a donné une lettre qu’elle avait écrite le jour où je suis né.» Par contre, son père ne lui a envoyé qu’un texto lui souhaitant bonne fête.

L’humoriste a ensuite salué l’apport des téléphones intelligents et d’internet dans le quotidien des jeunes générations. «La technologie est arrivée au moment où je suis devenu adulte. Ma mère s’est occupée de moi, et ensuite mon téléphone a pris le relais.»

Son anxiété est un autre segment de son spectacle qui lui permet de parler des effets secondaires des médicaments qu’il prend. «Le problème quand tu commences, c’est que tu ne sais jamais lequel va marcher et quel vont être les effets. T’en essaies un, tu gonfles. T’en essaies un autre, tu ne peux plus bander.»

En fin de soirée, il a finalement partagé ses réflexions sur la trentaine, ainsi que son désir d’avoir des enfants depuis qu’il est en couple. «Ma blonde vient du Saguenay, elle a un joli accent, sauf que ça ne marche pas quand tu fais l’amour. C’est difficile d’éclater de rire quand tu essaies de te concentrer.»

On a finalement passé «Une belle soirée», même si on a moins ri qu’on pensait.