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Sortie de «Pulsations», son 44e album: Angèle Dubeau «en pleine possession» de son art

Sortie de «Pulsations», son 44e album: Angèle Dubeau «en pleine possession» de son art
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

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La violoniste Angèle Dubeau a beau compter plus de 40 ans de carrière et avoir tout récemment lancé son 44e album, «Pulsations,», elle est encore et toujours portée par ce besoin d'élargir les horizons musicaux de la musique dite classique.

«J'ai toujours été animé à partager mes découvertes avec les gens, confie-t-elle. Si je le joue, c'est parce que je veux vraiment le jouer et vraiment le partager.»

Pour son plus récent effort, elle a choisi de revisiter, entre autres, des œuvres du Québécois Jean-Michel Blais, du regretté Jóhann Jóhannsson et de Yann Tiersen à qui on doit la musique du film «Le fabuleux destin d'Amélie Poulain».

«"Pulsations", c'est un recueil d'oeuvres qui sont venues me chercher, m'interpeller. C'est sûr qu'il y a un travail de recherche, parce que je voulais aller dans cette mouvance actuelle, avec des compositeurs actuels.»

En grande forme

À 57 ans, la célèbre violoniste déborde d'énergie et de confiance en elle. Pour la première fois de sa vie, elle suit des cours de Pilates et sent qu'elle manie son instrument de prédilection comme jamais.

«"Violonistiquement", je suis tellement en forme. Je joue et je suis heureuse; j'ai atteint un niveau – je peux le dire, il y a de bons points à vieillir –, je suis en pleine possession de mon art. Et j'ai un instrument qui s'appelle La Pietà, des musiciennes avec qui je travaille depuis longtemps. On est rendues à créer une osmose qui est tellement jouissive quand on enregistre, quand on joue...»

Le temps de son nouveau disque de 13 pièces, elle propose «une autre façon d'exprimer les idées musicales», ce qu'elle appelle aussi «deux mondes différents».

«Quand je prends ces œuvres composées et jouées par des pianistes, je les veux au violon, alors elles sont revisitées, transformées. "Nostos" est un bel exemple; les gens peuvent écouter la version originale de Jean-Michel Blais qu'il joue au piano et ils peuvent écouter la version de La Pietà que j'ai concoctée.»

Inspirée par «les jeunes»

Angèle Dubeau est emballée par le courant actuel qui porte la musique classique. Parce que de plus en plus de gens se laissent séduire par ce genre, les bienfaits sur son art sont évidents, assure-t-elle.

«Aujourd'hui, on est privilégiés parce qu'il y a énormément de jeunes compositeurs. Pourquoi il y en a plus? Parce qu'il ne s'est jamais écouté autant de musique qu'aujourd'hui. Tout le monde a des écouteurs, on en entend partout, on en écoute partout.»

«En plus des commandes d'oeuvres que vont faire les artistes, on assiste aussi à des compositeurs qui font de la musique de films, de téléséries, de commerciaux, de jeux vidéo... Cette nouvelle génération de compositeurs vit de sa plume. C'est extraordinaire et c'est ce qui fait qu'on en a beaucoup.»

Et s'il n'en tient qu'à elle, il y aura encore beaucoup plus de gens qui découvriront le classique, toutes déclinaisons confondues.

C'est pour les enfants, comme elle l'a maintes fois fait en se rendant dans les écoles, qu'elle a donc collaboré à «Mazaam», une application ludo-éducative signée Analekta.

«Ce sont aussi des choses qui me tiennent à cœur parce que c'est de semer très jeune chez l'enfant cette habitude d'écoute de n'importe quelle musique, de ne pas y aller avec des barrières. Si on est capable de faire ça avec un enfant de trois à six ans, je pense que c'est l'âge parfait.»

L'album «Pulsations» d'Angèle Dubeau & La Pièta est disponible en magasin et sur les plateformes numériques, où il connaît un vif succès.