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Un membre des Dark Soul’s privé d’armes

Son permis révoqué parce qu’il appuie les Hells Angels

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Il n’est « pas souhaitable » que les membres des clubs de motards québécois qui appuient ouvertement les Hells Angels puissent détenir un permis d’armes à feu.

C’est ce qu’un membre des Dark Soul’s s’est récemment fait dire par la juge Marie-Josée Ménard, alors qu’il tentait de récupérer son permis qui lui a été révoqué en 2018.

La juge Ménard a estimé que la décision rendue à l’encontre de Marc Goulet par le Contrôleur des armes à feu, une instance qui relève de la Sûreté du Québec, était « justifiée et raisonnable ».

« La preuve révèle sans ambiguïté que le requérant participe en tant que membre des Dark Soul’s aux activités organisées par les Hells Angels, puisqu’il agit parfois comme gardien lors de tels rassemblements. Au surplus, il est membre actif de ce club de motards hors la loi et ne s’en cache aucunement », a relaté la juge dans le dossier de M. Goulet.

« Un privilège »

Fondés en 2012, les Dark Soul’s ont des sections basées à Montréal, en Montérégie, ainsi que sur la Rive-Sud de Québec, où Marc Goulet a été observé par les policiers en mai dernier lors de la première sortie que les Hells ont faite aux guidons de leurs motos cette année.

Le résident de Saint-Majorique, dans la région de Drummondville, a fait valoir qu’il avait reçu son pardon en 2003 pour des infractions criminelles commises antérieurement et qu’il n’a pas été inculpé depuis ce temps. En vain.

« Le Tribunal reconnaît que la participation aux activités d’un groupe criminalisé comme les Hells Angels peut justifier la révocation d’un permis d’armes afin d’assurer la sécurité publique. La détention d’un permis de port d’armes est un privilège, et non un droit automatique », a tranché la juge.

Une centaine comme lui

Une centaine de membres d’une quinzaine de clubs supporteurs des Hells ont ainsi été privés de leur permis d’armes à feu depuis un an et demi.

À peine une demi-douzaine d’entre eux ont réussi à convaincre les tribunaux qu’ils ne méritaient pas de rester désarmés. Les requêtes en révision déposées par près de 80 autres motards ont été rejetées en cour, selon des informations obtenues par Le Journal.

Il y a deux semaines, un membre des Death Messengers avait également été débouté devant le juge Jacques Trudel, alors que ce dernier a déclaré que les Hells Angels utilisaient ces clubs supporteurs comme des « outils » pour faire leur promotion.