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Hunter Biden entre légalité et éthique

Hunter Biden au cœur du débat

Hunter Biden entre légalité et éthique
AFP

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J’ai maintes fois affirmé dans ce blogue que, pour l’instant, rien ne permet d’appuyer les allégations de Donald Trump selon lesquelles Joe Biden aurait profité de sa fonction pour tirer son fils Hunter Biden du pétrin. Rien non plus ne permet d’affirmer que le fils de l’ancien vice-président se soit comporté de manière illégale, et ce, même s’il a voyagé en compagnie de son père dans l’avion présidentiel pour aller négocier à l'étranger.  

Il y a cependant une différence entre un comportement légal et un comportement moral ou éthique. Si je le souligne souvent en analysant des gestes ou des décisions de l’administration Trump, il n’est que juste de l’appliquer aux administrations précédentes ou à d'autres politiciens.  

Aux États-Unis, contrairement aux lois ou réglementations de certains pays, rien n’empêche le gouvernement de confier des fonctions ou des responsabilités à des enfants de politiciens américains. Des compagnies étrangères peuvent également recourir à leurs services sans être inquiétées.  

Le potentiel de conflits d’intérêts est grand, comme nous le constatons actuellement avec les familles Trump et Biden. Ce qui diffère, dans le cas de Donald Trump, c'est qu’on a poussé l’audace et la pratique en territoires inconnus, parfois en bafouant l'esprit de la Constitution et de la séparation des pouvoirs. 

Ne devrait-on pas au moins s’assurer que les familles de politiciens jouent un jeu plus ouvert? Ne devrait-on pas s’assurer que les règles du jeu soient les mêmes pour tout le monde, afin d’éviter une concurrence déloyale? Je crois que oui, peu importe qu’on s’appelle Biden, Trump ou McConnell.  

Peter Schweizer défend cette position dans le New York Times d’aujourd’hui, et son argumentaire est drôlement pertinent. Vous pouvez le constater ici.