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Les grimpeurs du pont ont-ils mis à risque leur emploi?

Les grimpeurs du pont ont-ils mis à risque leur emploi?
Capture d'écran TVA Nouvelles

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MONTRÉAL – L’enseignante active dans son syndicat et qui milite pour Québec solidaire (QS), la chargée de projet en agriculture urbaine et l'enseignant du secondaire qui ont grimpé dans la structure du pont Jacques-Cartier, mardi matin, ont-ils mis leur carrière à risque? 

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Pour le moment, le Syndicat de l’enseignement de la Pointe-de-l’Île (SEPÎ) où Chantal Poulin est troisième vice-présidente se dissocie complètement de son geste de désobéissance civile. Mme Poulin a fait un Facebook Live du haut de son perchoir, mardi, afin d’y faire valoir les revendications environnementales d’Extinction Rebellion Québec. 

Joint par TVA Nouvelles, le président du SEPÎ, Serafino Fabrizi, a indiqué que Chantal Poulin «n’avait eu aucun mandat de leur part et que le syndicat ne cautionnait d’aucune façon le geste posé». 

M. Fabrizi a expliqué que le syndicat n’avait pas encore statué sur le sort de Mme Dupuis au sein de l'organisation syndicale, mais que la situation serait examinée éventuellement. 

Quant à l’employeur de Yann Robitaille, enseignant à l’école secondaire Calixa-Lavallée qui a aussi escaladé la structure du pont Jacques-Cartier, il n’endosse pas non plus le geste du grimpeur activiste. 

«Vous comprenez que nous ne sommes pas autorisés à commenter le dossier personnel de nos employés. Les mesures administratives ont été appliquées conformément aux règles et procédures prévues à la convention collective», a fait savoir à TVA Nouvelles la Commission scolaire Pointe-de-l’Île où travaille M. Robitaille. 

Concernant la troisième grimpeuse écologiste, Mélanie Dupuis, une chargée de projet en agriculture urbaine, son statut d’emploi n’était toujours pas précisé mercredi après-midi, à savoir si elle a un employeur ou si elle est travailleuse autonome. 

Chantal Poulin, Yann Robitaille et Mélanie Dupuis pourraient faire face à des accusations de complot et de méfait. Ils ont été remis en liberté sous promesse de comparaître le 24 octobre prochain.