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Acquitté d’avoir menacé son ex-conjointe de la brûler vive

La version de la femme soulevait des doutes, selon le juge

Souhaib Dhouib, Acquitté
Photo courtoisie Souhaib Dhouib, Acquitté

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L’homme qui était accusé d’avoir menacé son ex-conjointe de l’immoler comme sa cousine, qui a été brûlée vive dans Saint-Sauveur, a été acquitté par le juge, qui estime que la version de la femme soulevait des doutes qui doivent bénéficier à l’accusé.

Accusé de harcèlement et de menace envers son ex-conjointe et incarcéré depuis le 26 août, Souhaib Dhouib a été acquitté des accusations qui pesaient contre lui et libéré sur-le-champ. Le juge Alain Morand en est venu à la conclusion que l’accusé de 32 ans n’avait pas commis les menaces reprochées.

Selon la plaignante, M. Dhouib l’aurait d’abord menacée de la brûler vive, comme sa cousine, s’il ne divorçait pas. Cette dernière faisait alors référence au triste événement du mois d’août dans le quartier Saint-Sauveur, alors qu’une femme avait été brûlée vive en pleine rue.

Cette femme est la cousine de l’ex-conjointe de Dhouib, tandis que l’accusé, Frej Haj Messaoud, est aussi dans la famille de cette plaignante.

Crédible « en apparence »

Dans son analyse, le juge Morand a indiqué que le témoignage de la plaignante avait été « sincère et crédible en apparence ». Par contre, il a soulevé que sa version sur les paroles menaçantes « varie » tout au long de son témoignage.

Par ailleurs, le tribunal a aussi fait valoir que le témoignage de l’accusé était « crédible », ajoutant que le contre-interrogatoire serré de la procureure de la couronne n’avait « pas ébranlé le corps central de son argumentation ».

Il a de plus donné du poids au récit des parents de l’accusé, qui ont corroboré la version de leur fils. Même si des parents témoignent normalement en faveur de leur enfant, le juge n’a pas trouvé d’élément qui discréditait leur version.

Ceux-ci étaient notamment présents lorsque la plaignante a lancé à l’accusé « ici, au Canada, ce sont les femmes qui mènent », avant de prendre le téléphone, appeler le 911 et porter plainte. La phrase « tu vas voir ce que je vais te faire », également lancée par la plaignante, a aussi été relevée par le juge.

Doute raisonnable

Il existe donc un « doute raisonnable dans la preuve, et l’accusé doit en bénéficier », a tranché le juge. « Cela ne veut pas dire que les événements ne sont pas arrivés », a-t-il ajouté.

Cependant, la preuve présentée était de nature à soulever un doute raisonnable. Ainsi, Souhaib Dhouib a été acquitté. Ce dernier ne semblait visiblement pas bien comprendre le verdict du juge lorsqu’il a prononcé l’acquittement. Il a pu recouvrer sa liberté quelques instants plus tard.