/entertainment/movies
Navigation

Caroline Dhavernas prête pour la suite

L’actrice québécoise dit avoir hâte de retrouver les plateaux de tournage

Caroline Dhavernas
Photo PIerre-Paul Poulin Caroline Dhavernas assume un double rôle au Festival du nouveau cinéma de Montréal : jurée et DJ.

Coup d'oeil sur cet article

Un an après être devenue mère et quelques mois après avoir bouclé l’aventure Mary Kills People, Caroline Dhavernas est prête à retrouver les plateaux de tournage. « J’ai hâte de recommencer », déclare l’actrice, qui entame cette semaine un nouveau rôle : jurée au Festival du nouveau cinéma.

Rencontrée au Café HangArt, rue Saint-Denis à Montréal, Caroline Dhavernas semble en grande forme. Elle parle avec enthousiasme de cinéma, de télévision, des réseaux sociaux (qu’elle fuit comme la peste) et surtout, du métier qu’elle exerce depuis plus de 30 ans et qui l’allume toujours autant. Sa passion pour l’art dramatique demeure intacte, mais elle s’exprime différemment, précise celle qui s’est illustrée dans des séries américaines comme Wonderfalls et Off The Map.

« Quand j’étais jeune, j’étais motivée : je suis partie de Montréal pour aller à New York ! Aujourd’hui, je suis plus sélective. Il y a des choses que je n’ai pas envie de refaire. »

Et depuis le mois d’août 2018, Caroline Dhavernas fait également ses choix en fonction de Françoise, une petite fille qu’elle a eue avec Maxime Le Flaguais. Entre deux chalets et quelques séances de doublage en français de Mary Kills People, sa série canadienne-anglaise qui s’est conclue au printemps, la nouvelle maman a passé un été en famille en ville.

Cet automne, Caroline Dhavernas n’angoisse pas devant l’inconnu et l’absence de projets confirmés. « Ce n’est jamais facile à gérer, mais en vieillissant, j’accepte un peu plus le fait d’avoir des vacances. J’en profite au lieu de m’inquiéter. J’ai eu de bonnes années, donc financièrement, je peux me permettre de rester chez moi pour une couple de mois. »

Vague de nostalgie

Parmi les projets qui pourraient venir combler l’agenda de Caroline Dhavernas, citons la 4e saison d’Hannibal, cette série dérivée du Silence des agneaux présentée sur NBC de 2013 à 2015. Au printemps, son créateur, Bryan Fuller, révélait qu’il s’efforçait de faire revivre le thriller d’horreur ailleurs.

La résurrection d’Hannibal surviendrait au cœur d’une période riche en remakes et revivals à Hollywood. Cette vague de nostalgie provoque des sentiments mitigés chez Caroline Dhavernas. « Des fois, je trouve qu’en voulant refaire des choses qui ont déjà été faites, on tombe dans quelque chose de facile. Il y a tellement d’histoires qui méritent d’être racontées, tellement de gens qui ont des choses à dire... Il faut continuer d’innover. Il faut faire place aux idées différentes. »

Membre du jury

Parlant d’idées différentes, Caroline Dhavernas se réjouit d’avoir à regarder (et juger) les films issus du volet international du Festival du nouveau cinéma (FNC) qui s’est ouvert hier. « Ce festival, je l’adore depuis toujours, insiste-t-elle. J’ai des souvenirs encore très vifs de films japonais bizarres que j’ai vus comme spectatrice. Le FNC, c’est une occasion en or de voir des choses qu’on ne voit nulle part ailleurs. »

♦ Le Festival du nouveau cinéma se poursuit jusqu’au 20 octobre.

DJ Caroline

Caroline Dhavernas se transformera en DJ samedi à Montréal au cours d’une soirée spéciale du 48e FNC visant à célébrer le talent canadien. Pour établir la liste de chansons avec lesquelles elle espère distraire les convives, l’actrice de 41 ans est allée chercher des vieux succès hip-hop de groupes français des années 1990, comme Raggasonic. « Je me suis fait plaisir », sourit-elle.

La sélection de Caroline Dhavernas aux platines ne tient pas du hasard. Elle est l’une des premières actrices québécoises à s’être exilée aux États-Unis pour exercer son métier, montrant à toute une génération de comédiens qu’ils pouvaient – eux aussi – rêver d’une carrière internationale. « Je n’ai jamais pensé être une pionnière, commente-t-elle. Quand tu ouvres une porte, tu n’as pas l’impression d’en ouvrir une pour d’autres personnes. J’étais plutôt comme : “C’est ma vie, je saisis les chances que j’ai” ».