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Crise constitutionnelle? Oui, si Elizabeth Warren est élue!

À la défense de Donald Trump

Crise constitutionnelle? Oui, si Elizabeth Warren est élue!
AFP

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Depuis que j'ai commencé à nourrir mon petit blogue sur le site du Journal de Québec et sur celui du Journal de Montréal, je me plais à vous relayer de l'information ou à vous rediriger vers des sites ou des ouvrages américains, en précisant habituellement si les auteurs ou les sites sont associés à une pensée plus progressiste ou plus conservatrice et en fuyant comme la peste les sites associés à des théoriciens du complot.           

Il y a peu, je publiais une entrée sur Ralph Nader avant de vous proposer la lecture d'une entrevue accordée à un site ouvertement progressiste. Je m'étais alors engagé à vous suggérer une lecture plus conservatrice. La voici donc. Le titre est inspiré d'une réflexion de Rich Lowry, qui est l'éditeur du National Review, publication conservatrice.            

Si Lowry reconnaît que certaines manies du président Trump sont détestables – confondre ses intérêts personnels avec ceux du pays –, il ne voit rien d'abusif dans l'appel fait en Ukraine pour solliciter une faveur du président Zelensky.           

Lowry craint beaucoup plus la montée d'Elizabeth Warren chez les démocrates que l'administration actuelle. Pourquoi? À ses yeux, si Trump est, au pire, maladroit ou impulsif, Warren a planifié soigneusement son programme et devrait, pour le rendre opérationnel, défier la Constitution ou le Congrès. Elle s'en remettrait abusivement aux pouvoirs de l'exécutif. Il utilise donc contre Warren la même logique qu'on utilise pour dénoncer la présidence Trump.           

La question des pouvoirs de l'exécutif est depuis longtemps un sujet de débat. Depuis le début du XXe siècle, nombreux furent les présidents à tester l'élasticité de ces pouvoirs, de Theodore Roosevelt à Barack Obama, autant chez les républicains que chez les démocrates. J'invite les amateurs d'histoire à revisiter la présidence de Franklin Delano Roosevelt. S'il figure aujourd'hui parmi les grands présidents américains, on a tendance à oublier son bras de fer avec la Cour suprême au moment de l'implantation du New Deal.           

Ce qui étonne, ici, c'est l'empressement de Lowry à rappeler ce débat. L'éditeur conservateur se permet d'extrapoler un peu sur les intentions de Mme Warren, qui n'est qu'une candidate parmi une bonne dizaine. Il s'agit plus d'une ligne de défense contre les attaques de l'actuelle administration qui, elle, a déjà outrepassé ses prérogatives. Ai-je besoin de rappeler que cette administration se refuse à répondre aux demandes de la Chambre alors que nous sommes en pleine enquête liée à la procédure de destitution?           

Si les arguments de Lowry vous intéressent, je vous dirige ici vers son article.