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Incapable « de la perdre », il l’a tuée, selon la Couronne

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 SAINT-HYACINTHE | L’homme qui a tué son ex-conjointe en lui portant près de 30 coups de couteau après leur rupture ne pouvait concevoir qu’elle ait un autre conjoint dans sa vie, soutient la Couronne. 

 Les plaidoiries ont débuté jeudi au palais de justice de Saint-Hyacinthe au procès de Maxime Labrecque accusé d’avoir prémédité le meurtre d’Isabelle Lavoie, 31 ans, dans la nuit du 12 au 13 septembre 2016. 

 Bien que l’accusé ait admis avoir assassiné la mère de leurs deux enfants, la défense et la Couronne ont plaidé sur la préméditation ou non du geste de l’homme de 37 ans. 

 Craindre son ex 

 La thèse de la Couronne évoque c’est « l’idée de perdre Isabelle Lavoie qui l’obsède », a martelé Me Claudie Gilbert, voulant prouver qu’il avait planifié de tuer son ex. 

 À un point tel que quelques jours après l’annonce de la séparation, les comportements de la victime ont changé et démontreraient qu’elle se sentait harcelée et craignait son ex-conjoint. 

 Le bien des Enfants 

 Or, selon la défense, Maxime Labrecque a posé un geste impulsif et non prémédité. 

 « L’ensemble de la preuve, c’est de l’impulsivité à 100 % », martèle l’avocat Me Martin Latour. Selon le criminaliste, Labrecque avait de la peine de voir sa famille brisée et se souciait du bien de ses enfants. 

 C’est en faisant une marche qu’il se serait finalement arrêté chez Isabelle Lavoie et aurait trouvé le marteau utilisé pour fracasser la porte d’entrée dans la boîte servant de poubelle à excréments de chats et de poubelle. 

 Tout au long du procès, la couronne a tenté de prouver que M. Labrecque allait écouter et cogner aux fenêtres de la victime tard le soir tard. Fait qu’a nié la défense, alléguant la faute de preuve. 

 Mme Lavoie avait même fait changer la serrure de sa porte la veille du drame.