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[PHOTOS] CHU de Québec: voici le bloc opératoire du futur

Le personnel va participer à l’aménagement du futur hôpital

Le CHU a récemment acheté l’endroit qui abrite son bureau de projet, lieu des simulations. À terme, le site deviendra un stationnement pour les employés.
Photo Jean-Francois Desgagnés Le CHU a récemment acheté l’endroit qui abrite son bureau de projet, lieu des simulations. À terme, le site deviendra un stationnement pour les employés.

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Cachés dans un ancien garage qui sert de bureau de projet, des médecins et du personnel médical ont procédé jeudi à des simulations cliniques pour le bloc opératoire du futur complexe hospitalier sur le site de l’Enfant-Jésus, à Québec.  

Quelque part sur le boulevard Henri-Bourassa, à l’extérieur des murs de l’hôpital, ces simulations ont eu lieu sur une reproduction grandeur nature de la salle d’opération. Pour la première fois au pays, les bras articulés ont été testés sur une véritable maquette avant la construction d’un bloc opératoire.  

Le CHU a récemment acheté l’endroit qui abrite son bureau de projet, lieu des simulations. À terme, le site deviendra un stationnement pour les employés.
PHOTO JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS

Des équipes cliniques de L’Hôtel-Dieu de Québec et de l’Hôpital de l’Enfant-Jésus ont accueilli un polytraumatisé, avec hémorragie intra-abdominale et fracture fémorale, pour s’assurer de consulter un maximum de spécialistes à la fois.  

Des améliorations  

«L’idée, c’est de tester dans un environnement réel les aménagements qu’on imagine. On vit chacun dans un milieu désuet, encombré et dont les fonctionnalités sont limitées parce que les équipements n’ont pas été pensés pour les locaux actuels», explique le Dr Pascal Labrecque.  

Le CHU a récemment acheté l’endroit qui abrite son bureau de projet, lieu des simulations. À terme, le site deviendra un stationnement pour les employés.
PHOTO JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS

L’anesthésiste qui compte une trentaine d’années de pratique mentionne que cette expérience inédite devrait améliorer le travail d’équipe. Lorsque chaque seconde compte, le diable est dans les détails.  

«Si on veut utiliser nos outils sans nuire au voisin, c’est difficile parce qu’on n’a jamais pensé tout ça dans son entièreté. On n’a jamais fait de simulation, ou d’amalgamer dans un espace tous les équipements qui servent à tout le monde, et voir si on peut les faire cohabiter sans conflit. C’est une session qui nourrit la réflexion.»  

Le CHU a récemment acheté l’endroit qui abrite son bureau de projet, lieu des simulations. À terme, le site deviendra un stationnement pour les employés.
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Ailleurs, il y a une quinzaine d’années, l’ouverture du Centre mère-enfant avait amené plusieurs critiques de la part du personnel. Cette fois, on veut éviter une telle situation en notant toutes les remarques.  

Éviter les erreurs  

«C’est important de le faire. On va avoir 30 salles, et c’est de l’argent public qu’on dépense. Ce n’est pas tous les jours qu’on rassemble une trentaine de personnes qui vont donner leur opinion. Il ne faut pas se tromper», affirme Josée Migneault, chargée de projet et coordonnatrice-chef d’unité bloc opératoire.  

Le CHU a récemment acheté l’endroit qui abrite son bureau de projet, lieu des simulations. À terme, le site deviendra un stationnement pour les employés.
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Le projet du nouveau complexe hospitalier amorce sa phase 2 avec la construction du bâtiment de soins critiques, d’un centre de recherche et le réaménagement de l’Hôpital de l’Enfant-Jésus. La livraison des bâtiments par phase se poursuit jusqu’en 2025. Le coût total estimé s’élève à près de 2 G$.