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Aucun retard pour le tramway, jure Normand

Rémy Normand, Président du RTC
Photo Jean-François Desgagnés Rémy Normand, Président du RTC

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La Ville de Québec assure que le report du Phare ne retardera pas le projet de tramway, même si elle est forcée de revoir entièrement le cœur de son réseau dans le secteur Laurier.

« Il n’y a rien qui est retardé sauf le projet du Phare. On fait un pas de côté pour Le Phare, mais le reste du projet roule normalement », a affirmé le président du Réseau de transport de la capitale (RTC), Rémy Normand, en point de presse, jeudi.

La construction du tramway doit débuter en 2022 et sa mise en service, en 2026.

Il a pointé l’interconnexion avec Lévis, qui implique de revoir complètement l’aménagement du pôle d’échanges sous le futur édifice.

Il constitue la plaque tournante de tout le segment ouest du réseau de transport structurant.

En décembre, le ministère des Transports a retiré à Lévis la responsabilité de trouver le meilleur moyen d’arrimer son système de transport avec le tramway. « (Lévis) n’ont rien fait durant des mois et le Ministère a rapatrié le dossier chez lui », a pointé M. Normand.

« Défis opérationnels »

Au fil du temps, on a réalisé que l’arrimage posait des « défis opérationnels ». Le président du RTC a soutenu qu’en avril, le Ministère a posé ses exigences pour les façons de connecter les bus.

« Ça ne correspondait pas à ce qu’on avait au départ comme scénarios », a-t-il indiqué.

« C’est une question d’emplacement. Est-ce qu’on permet aux autobus de la Rive-Sud d’entrer dans le terminus ? Est-ce qu’on fait le terminus ailleurs dans le secteur ? »

La Ville espère que le MTQ fera rapidement son lit pour qu’elle puisse repenser son pôle d’échanges.

Au MTQ, le porte-parole Guillaume Paradis précise que le Ministère a pris cette décision « d’un commun accord » avec ses partenaires.

« On a convenu qu’il fallait revoir la conception. Est-ce que c’est simplement à cause du pôle d’échanges ? C’est une autre question. » M. Paradis n’a pas voulu détailler davantage.

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, a quant à lui exprimé qu’« il y a quand même des limites » à imputer les retards uniquement à l’interconnexion. « Il y a probablement d’autres causes qu’on ne connaît pas. Je trouve qu’on met la beurrée un peu épaisse quand on dit ça. »

— Avec la collaboration de Taïeb Moalla