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Une juge tergiverse puis condamne un agresseur sexuel à 30 mois de prison

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Après s’être dite «étonnée» de la peine proposée à l’endroit d’un homme qui a agressé son fils et un ami en jouant à «vérité ou conséquence», une juge s’en est remise à la «qualité» du travail des avocats et a entériné la sentence de 30 mois.

Au printemps 2018, un père de 57 ans avait profité du fait que son fils avait invité un ami à dormir à la maison pour inciter les deux ados à jouer au jeu «vérité ou conséquence». Sur des bouts de papier, l’accusé avait écrit des conséquences comme se déshabiller, se masturber et faire des fellations.

Vingt-quatre heures après la sinistre activité, l’accusé avait fait le 9-1-1 en pleine nuit pour se dénoncer en disant «je m’écœure moi-même» et en faisant part d’idées suicidaires. Après son arrestation, du matériel de pornographie juvénile avait aussi été trouvé dans son ordinateur.

Juge «étonnée»

Après que le père eut plaidé coupable, le procureur de la couronne, Michel Bérubé, et l’avocate de l’accusé, Geneviève Bertrand, s’étaient entendus pour proposer une sentence fédérale de 30 mois de prison. La juge Johanne Roy s’était toutefois dite «étonnée» de la suggestion, ne la trouvant pas assez sévère.

Depuis, deux autres audiences se sont tenues, durant lesquelles les avocats ont fait valoir leurs points basés sur la jurisprudence pour des crimes similaires. Finalement, la juge Roy a entériné la proposition des avocats, s’appuyant sur la «qualité» des avocats qui ont piloté le dossier.

Après avoir confirmé une peine de 28 mois qui tient compte de la détention provisoire, la juge s’est adressée aux parents de la victime en leur disant qu’il n’y avait aucune peine qui pouvait combler les séquelles et la souffrance subies.