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«Infectés» de Marc-André Pilon: gare aux étranges épidémies!

Infectés
Photo courtoisie, Éditions Hurtubise Infectés, tome 1
Marc-André Pilon, Éditions Hurtubise, 272 pages

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Le premier jour de la fin du secondaire sera-t-il le premier jour de la fin du monde? Pour les personnages du nouveau roman jeunesse de Marc-André Pilon, Infectés, il est bien possible que ce soit le cas puisqu’il a imaginé qu’une étrange infection se répandait à Montréal. Le mal transforme ses victimes en créatures assoiffées de sang et de chair humaine. Un vrai roman d’horreur!

Infectés se déroule à la Cité-des-Jeunes de Vaudreuil-Dorion – l’école secondaire où Marc-André Pilon enseigne le français. Ses trois héros, Camille, Zac et Dilkaram y commencent leur dernière année du secondaire.

Le jour de la rentrée, une vidéo épouvantable commence à circuler sur les réseaux sociaux : on y voit un vieillard qui se jette sur un homme et qui lui mord le cou, en plein milieu de La Ronde.

Les jeunes s’imaginent que ce n’est qu’une blague de mauvais goût, une étrangeté, mais des mesures spéciales doivent être prises puisque le cas de La Ronde se répète ailleurs.

Il semble que le mal atteigne d’abord les personnes âgées, les terrassant et les transformant en créatures terrifiantes.

Les victimes se multiplient autour de Zac, Camille et Dilkaram. En plus des personnes âgées, ce sont maintenant les parents et les professeurs, puis les élèves, qui sont contaminés par les infectés. En peu de temps, la planète est en alerte et les jeunes devront lutter pour leur vie.

Marc-André Pilon, reprenant la plume bien des années après avoir écrit la série à succès Myope, s’est délecté en utilisant les codes des romans d’horreur pour écrire Infectés. Il s’est lancé dans l’écriture, en plus de son travail d’enseignant et de ses nouvelles responsabilités parentales.

«J’avais eu l’idée qu’on pouvait devenir zombie sans nécessairement être mordu et sans nécessairement mourir, mais plutôt, le devenir par une espèce de métamorphose intérieure liée au sang», dit-il, en entrevue.

Référence à The Walking Dead

Avec humour, il fait référence à la série télé The Walking Dead, qu’il aime beaucoup. «J’ai eu envie de me faire du fun et je dis à la blague que comme j’étais rendu un “walking dad”, à cause du peu de sommeil, et aussi “brain dead” que certains de mes personnages, je me reconnaissais en eux.»

Les héros de ses romans étudient à la Cité-des-Jeunes. «C’est là que je travaille et c’est aussi là que je suis allé à l’école quand j’étais ado. En fait, je travaille à l’école où j’ai grandi. Pour moi, c’était intéressant de planter mon histoire dans ce cadre.»

Il avait aussi envie de mettre Vaudreuil en vedette. «J’arpente ces rues tous les jours.»

Des scènes un peu gore

Amateur de films et de romans d’horreur, Marc-André­­­ n’a pas hésité à écrire des scènes un peu gore dans son roman.

«Je me suis fait beaucoup plaisir avec ces descriptions sanglantes. Il y en a pas mal pour un roman jeunesse, mais d’un autre côté, je vise un public plus vieux que pour la série Myope. Moi, je lisais du Stephen King à 12 ans, alors je me dis : c’est quand même moins rough que It

Marc-André Pilon
Photo courtoisie, Julie Artacho
Marc-André Pilon

► Marc-André Pilon enseigne le français à Vaudreuil-Dorion.

► Il est l’auteur de la populaire trilogie Myope, dont le premier tome a été récompensé par le prix Cécile-Gagnon­­­.

► Il est l’un des idéateurs de la série d’horreur à succès Cobayes.

► Le deuxième tome sortira en librairie le printemps prochain.