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Inondations: Beauceville cherche encore des solutions

Des estacades diminueraient les risques d’inondation

Inondation
Photo Agence QMI, Steve Poulin

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Devant plus d’une centaine de sinistrés exaspérés qui ont réclamé des mesures immédiates, les experts ont proposé mardi soir l’installation de deux estacades pour réduire les risques d’inondation de la rivière Chaudière à Beauceville.

La population de Beauceville ne veut pas attendre un hiver supplémentaire sans un échéancier précis. La frustration a pris le dessus lors de la période de questions.

«On commence à avoir notre voyage! Ça prend un barrage», a lancé Paul Bernard. «Ça fait déjà 70 ans qu’on attend. Les estacades, on les veut cette année, avant cet hiver », a ajouté Noël Cloutier. « Les gens s’attendent à un échéancier. On ne veut pas sortir d’ici avec rien de concret», a également exigé Kevin Pomerleau.

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Photo Jean-François Racine

Dès le départ, le spécialiste Brian Morse, du Département de génie civil et de génie des eaux de l’Université Laval, a présenté les mesures d’atténuation qui incluent notamment une estacade en aval du site des Rapides-du-Diable, de même qu’une gestion des barrages pour réduire la vitesse des glaces.

«On peut retenir le débit, mais ils n’ont jamais fait ça. C’est en évaluation», a expliqué M. Morse.

Un obstacle

On souhaite également améliorer le système d’alerte précoce. Par ailleurs, le dragage a pratiquement été écarté de la liste des possibilités. Quant aux travaux souvent réalisés sur les glaces de la rivière Sainte-Anne, à Saint-Raymond, les autorités ont précisé que la distance problématique était de seulement trois kilomètres à Portneuf, contre une quarantaine dans la Beauce.

Malgré tous ses efforts, le maire de Beauceville se bute à une résistance actuellement. Quelques propriétaires récalcitrants refusent de céder quelques mètres de terrain pour ancrer la structure des estacades. Au total, les deux estacades coûteraient moins de 300 000 $.

«On a la volonté, mais on n’a pas la collaboration. Si ça ne fait pas, on va exproprier», a répondu François Veilleux. Six mois après la pire inondation en 25 ans, l’économie tourne toujours très lentement à Beauceville. «Je fais mon épicerie à Saint-Georges», a mentionné Sylvio Morin.