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La Davie au cœur de la campagne électorale

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La Davie s’est retrouvée mardi au centre de la campagne électorale fédérale. Les principaux partis politiques en lice se sont livrés à des accusations mutuelles dans ce dossier.

De passage mardi matin devant le chantier naval lévisien, le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a renvoyé ses adversaires dos à dos.

« Les conservateurs ont développé une stratégie de construction navale qui s’est déployée au détriment de la région de Québec, de Lévis et de la Davie. Force est d’admettre que les libéraux n’ont rien amélioré. Ils se sont réveillés à la dernière minute. Finalement, ils n’ont rien déployé de moindrement substantiel », a-t-il insisté.

Pour « réparer l’injustice » et permettre à la Davie d’avoir « sa juste part » de contrats publics, le « meilleur scénario » serait d’élire un gouvernement minoritaire à Ottawa et de confier la balance du pouvoir aux bloquistes, a-t-il ajouté.

Réactions en chaîne

Aux antipodes de ce raisonnement, le chef conservateur, Andrew Scheer, a plutôt fait valoir que « c’est le gouvernement conservateur qui s’est assuré que la Davie ait le contrat pour [le navire ravitailleur] l’Asterix, et une des premières décisions que Justin Trudeau a essayé de faire, c’est d’annuler ce contrat ».

Les conservateurs ont ajouté que leur « engagement d’avoir un deuxième navire ravitailleur pour la marine royale canadienne est clair et est chiffré dans notre plateforme ».

Du côté des libéraux, Jean-Yves Duclos a fait savoir que « la Davie, c’est 4 milliards $ en quatre ans (sous le règne libéral). Malgré toute la bonne foi et la bonne volonté du Bloc, ils sont malheureusement incapables d’aller chercher cet argent-là à Ottawa. On a besoin de gens au sein du gouvernement ».

« Ping-pong politique »

Irritée par ce qu’elle a qualifié de « ping-pong politique », Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), a affirmé ceci : « Rouge ou bleu, minoritaire ou majoritaire, la couleur importe peu. Ce que ça prend, c’est des engagements concrets ».

— Avec la collaboration de Jean-Luc Lavallée

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