/news/education
Navigation

Financement des parcs-écoles: deux poids, deux mesures à Québec

Cour de l ecole de la Ribambelle. Deux meres d eleves, Genevieve Whittom et Mireille Blais et, sur des demarches qui n aboutissent pas pour faire renover cette cour d ecole, 500 Rue Anick, Quebec, 12 octobre 2019. PASCAL HUOT / JOURNAL DE QUEBEC / AGENCE QMI
Photo Pascal Huot Geneviève Whittom et Mireille Blais, deux mères d’élèves dans la cour de l’école de la Ribambelle.

Coup d'oeil sur cet article

La mère de deux élèves d’une école de Beauport, qui se bat depuis des années pour améliorer la cour de récréation, a été «choquée» par «l’iniquité» qui règne à la Ville de Québec en matière de financement des parcs-écoles.

Au cours des dernières années, Mireille Blais a multiplié les démarches pour obtenir du financement afin d’améliorer la cour de récréation de l’école de la Ribambelle, située à Beauport.

L’état de la cour préoccupe plusieurs parents, affirme de son côté Geneviève Whittom, une autre mère qui est présidente du conseil d’établissement.

«La cour est immense, elle a beaucoup de potentiel, mais elle manque de verdure, d’ombre et de jeux pour les plus petits», indique-t-elle.

La cour est située à côté d’un très grand parc municipal, comprenant un terrain de soccer et un skate parc, mais les élèves n’y ont pas accès pendant les récréations.

Aucune collaboration n’a été possible jusqu’à maintenant entre la Ville de Québec et la commission scolaire concernant l’aménagement d’un parc-école, qui permettrait de réunir la cour de récréation et les installations municipales afin qu’elles puissent servir à la fois aux élèves et aux résidents du quartier, déplore Mme Blais.

Or Le Journal rapportait récemment, dans le cadre de son enquête sur les cours de récréation, que l’école Fernand-Séguin située dans le secteur de Sainte-Foy avait bénéficié de la collaboration de la Ville de Québec, qui a financé la totalité du réaménagement du parc municipal qui lui sert de cour d’école.

«Ça m’a choquée! C’est un exemple flagrant d’iniquité. Ça fait des années qu’on se fait dire que la Ville de Québec ne donne jamais de sous pour des cours d’école. Je n’en revenais pas», lance Mme Blais.

Des enfants s’amusant dans la cour.
Photo Pascal Huot
Des enfants s’amusant dans la cour.

Iniquité

À la Ville de Québec, on explique que, jusqu’à l’an dernier, les services des loisirs relevaient de chaque arrondissement et que les ententes sur le financement des parcs-écoles, conclues il y a de nombreuses années, varient selon les commissions scolaires.

La commission scolaire des Premières-Seigneuries (qui couvre notamment les secteurs de Charlesbourg et de Beauport) est la seule qui n’a pas d’entente de ce type avec l’administration municipale, indique-t-on.

«On n’a pas reçu de demande à ce niveau-là», affirme David O’Brien, porte-parole à la Ville de Québec. Ce dernier précise toutefois qu’une analyse est en cours afin d’harmoniser les ententes sur l’ensemble du territoire de la Ville de Québec.

À la commission scolaire des Premières-Seigneuries, on ne semblait pas au courant de la possibilité de conclure des ententes concernant le financement de parcs-écoles avec la Ville de Québec.

«S’il y a des fonds disponibles pour nos installations, c’est sûr qu’on va faire nos démarches», a affirmé la secrétaire générale, Martine Chouinard.

Budget déficitaire

Cette dernière a par ailleurs expliqué que les rénovations de cours d’école ne sont pas financées par la commission scolaire, puisque les fonds sont décentralisés dans les établissements.

Les écoles qui souhaitent réaménager leur espace de jeu doivent puiser dans leur budget ou organiser des campagnes de financement.

Or, le budget de l’école de la Ribambelle est déficitaire. L’établissement doit donc «redresser la situation» avant d’investir pour rénover la cour, indique Mme Chouinard.