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Les invasions barbares

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La tactique est aussi prévisible que les problèmes de déneigement l’hiver à Montréal. L’appel au vote stratégique libéral en fin de course. L’inévitable aveu d’une campagne en difficulté, confrontée à la fuite de ses appuis vers un tiers parti plus inspirant.

À entendre Justin Trudeau, on croirait les barbares aux portes de la ville. Seuls les libéraux pourraient empêcher les conservateurs de sabrer les fondements de notre société !

Les Québécois immunisés ?

Justin Trudeau martèle que le Bloc québécois n’a jamais empêché les coupes budgétaires en culture et en environnement du gouvernement Harper. Voilà pourquoi ils devraient tourner le dos au Bloc.

Et si les Québécois avaient envie de voter pour quelque chose, plutôt que contre ?

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Il est vrai que ni le Bloc ni le NPD n’ont réussi à empêcher les compressions du gouvernement Harper, mais qui lui a permis d’aller de l’avant ?

Justin Trudeau a-t-il oublié comment son parti a voté à l’époque ?

Bloquer les réductions, vraiment ?

Si le gouvernement minoritaire de Stephen Harper a survécu en 2008, 2009 et 2010, c’est grâce à nul autre que les libéraux. Le seul gain qu’ils aient obtenu en retour fut la publication de rapports d’étape sur les milliards investis pour relancer l’économie.

En pleine minorité conservatrice, pendant ces années où l’opposition avait le pouvoir de forcer la main du gouvernement, les libéraux ont préféré s’abstenir de voter lors du budget. C’est le caucus dont faisait partie Justin Trudeau qui a laissé Stephen Harper gouverner à sa guise.

Pendant ce temps, le Bloc québécois a maintenu la pression pour un règlement du déséquilibre fiscal en 2007. Le NPD en 2009 a obtenu plus d’un milliard de dollars en bonifications aux programmes sociaux.

Morale de l’histoire, votez donc avec votre cœur. Le vote stratégique, on sait où ça commence, on ne sait jamais comment ça se finit.