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Le CH toujours à la recherche d'un défenseur gaucher

Claude Julien admet que le Canadien n’a toujours pas déniché le partenaire idéal pour Shea Weber

Victor Mete et Shea Weber forment un duo depuis la saison dernière. Mais les résultats sont souvent mitigés.
Photo d'archives, Martin Chevalier Victor Mete et Shea Weber forment un duo depuis la saison dernière. Mais les résultats sont souvent mitigés.

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Nathan Beaulieu, Alexeï Emelin, Andreï Markov, Victor Mete, Jordie Benn, Karl Alzner, David Schlemko, Brett Kulak: voilà tous des défenseurs qui ont joué à la gauche de Shea Weber depuis son arrivée à Montréal en 2016-2017.

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À sa quatrième saison avec le Canadien, Weber a expérimenté une multitude de partenaires. Un constat ressort : le CH n’a toujours pas déniché la perle rare pour la jumeler à son capitaine. Ça devient un thème récurrent.  

Encore une fois en ce début de saison, c’est Mete qui a hérité de ce poste. Un peu par défaut en attente d’une meilleure solution. Pour recycler une vieille expression d’Alain Vigneault, Mete se retrouve dans la mauvaise chaise comme premier défenseur gaucher.  

Au tournoi de golf de l’équipe, au début de septembre, Marc Bergevin avait admis avoir courtisé Jake Gardiner sur le marché des joueurs autonomes. Mais le défenseur a opté pour la quiétude d’une ville comme Raleigh avant Montréal.  

À la veille du passage du Wild du Minnesota au Centre Bell, Claude Julien a répondu mercredi d’une façon très franche lorsque questionné si Mete est le bon partenaire pour Weber.  

«Je travaille avec ce que j’ai, et ça ne veut pas dire que je ne suis pas satisfait, a répliqué Julien. Victor bouge bien la rondelle. Marc a répondu à la question, nous sommes à la recherche d’un défenseur gaucher. Ça n’enlève rien aux défenseurs que nous avons, mais ça les met dans une position où ils doivent en faire davantage que ce qu’on leur demande.»  

«Comme on a demandé davantage à Jeff Petry la saison dernière pendant l’absence de Shea. Il y en avait beaucoup dans son assiette. C’est la même chose pour certains cette saison tant et aussi longtemps que nous n’aurons pas un défenseur gaucher numéro un.»  

Si Julien désirait lancer un message par la bande à son directeur général, il vient de le faire. Dans des mots clairs, il aimerait recevoir du renfort à cette position.  

Moins de 20 minutes  

Si Mete n’a pas le coffre pour un aussi grand rôle, il y a également lieu de se poser des questions au sujet de Weber. À 34 ans, le défenseur originaire de la Colombie-Britannique n’est plus aussi rapide et mobile. Et il n’a plus le luxe de jouer aux côtés de bons défenseurs comme Ryan Suter et Roman Josi à ses belles années à Nashville.  

Dans le revers de 3 à 1 contre le Lightning au Centre Bell, Weber n’a pas franchi le plateau des 20 minutes (19 min 40 s). C’était une première cette saison. Julien lui a préféré le duo de Petry et Kulak pour contrer la première unité du Lightning, celle de Brayden Point, Steven Stamkos et Nikita Kucherov.  

«C’est ça qui est ça, j’ai joué moins de 20 minutes, a répliqué Weber. Je ne sais pas quoi répondre. Quand j’entends mon numéro, je saute sur la glace. Que je joue 16, 17 ou 25 minutes, je serai prêt à jouer.»  

Depuis le début de l’année, Petry est le défenseur le plus utilisé à 24 min 51 s, comparativement à 23 min 20 s pour Weber.  

En bon capitaine, Weber a tenu à protéger son jeune partenaire.  

«J’ai confiance de pouvoir bien jouer avec Victor», a-t-il dit.  

Mete garde confiance  

À l’entraînement, il n’y avait pas de changement à la ligne bleue. Mete était encore à la gauche de Weber.  

«Nous nous parlons sur le banc pendant les matchs et à l’entraînement, a mentionné Mete. Nous travaillons fort pour bâtir une belle cohésion.»  

Est-il le bon partenaire pour Weber? On lui posait cette question à sa saison recrue alors qu’il avait seulement 19 ans. Cette même question revient encore à sa troisième saison avec le CH.  

«Oui, je le crois. Il n’y a pas eu de matchs atroces cette saison même si nous cherchons encore nos repères. Je sais que nous finirons par trouver notre erre d’aller.»  

Le CH a toujours dit ne pas craindre le contrat de très longue durée de Weber. Bergevin et Julien l’ont souvent comparé à Zdeno Chara, qui fait encore le boulot à 42 ans avec les Bruins. Mais Chara a le bonheur de jouer en compagnie de Charlie McAvoy. Il peut plus facilement cacher ses faiblesses avec un aussi bon partenaire.  

♦ En six matchs cette saison, Weber a obtenu deux passes et il présente un différentiel de -3. Il a un contrat jusqu’à la fin de la saison 2025-2026 à un salaire de 7,857 millions dans l’enveloppe de l’équipe. 

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