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Le chef de police de Lévis ne reproche rien à son personnel

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Le chef de police de Lévis déplore que son service soit entaché par les allégations de harcèlement psychologique formulées par une policière et réitère sa pleine confiance en son personnel.

« J’ai entièrement confiance au travail qui se fait depuis presque trois ans que je suis dans ce service-là. J’ai entièrement confiance aux superviseurs des enquêtes qui sont là. Pour le moment, tout va bien dans ce bureau-là. Ça entache surtout des personnes qui, ce matin, sont touchées personnellement. C’est ce que je déplore le plus. »

En entrevue au Journal, le directeur du Service de police de la Ville de Lévis, Michel Desgagné, a ainsi réagi au lendemain du témoignage de la sergente-détective France Béland.

Devant le Tribunal administratif du travail (TAT), elle a affirmé que deux de ses supérieurs au bureau des enquêtes l’ont dénigrée et ostracisée pendant des mois, ruinant sa carrière.

Deux enquêtes

Le chef Desgagné, qui est arrivé en poste en janvier 2017, indique qu’il a commandé deux enquêtes réalisées par des « enquêteurs professionnels indépendants ».

« On a eu les résultats qu’il n’y avait pas de harcèlement en milieu de travail. On se fie à ces rapports-là. C’est pas nous qui les avons faites, ces enquêtes. »

Le directeur a expliqué que la première enquête portait sur des allégations qui touchaient des événements survenus avant 2017.

La policière Béland est ensuite revenue au travail dans ses fonctions et a refait une plainte de harcèlement pour de nouveaux événements.

« On va assurer la défense de l’ensemble de notre personnel. Autant madame que l’ensemble des policiers et policières qui travaillent pour notre service », a fait savoir M. Desgagné. Le TAT n’entendra la suite du témoignage de Mme Béland et les autres témoins qu’en mars 2020.

M. Desgagné a été informé que Mme Béland a déjà interpellé la direction du service avant son arrivée.

Dans son témoignage, mardi, elle a souligné qu’elle avait rencontré le prédécesseur de M. Desgagné, Yves Després, en septembre 2015. « Tout ça a été soumis à l’enquêteur », indique le chef.

Alcool et restos

Par ailleurs, il dit n’avoir « aucun fait » lui permettant de croire que les enquêteurs consommaient de l’alcool dans des restaurants pendant leur quart de travail, tel que l’affirme Mme Béland.

« On a fait des vérifications. Je ne suis pas en mesure de conclure quoi que ce soit là-dessus. »

Il soutient cependant que les consignes sont claires et que cette conduite est « intolérable » dans son service de police.

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, n’a pas voulu accorder d’entrevue sur cette affaire.

« Le maire ne commentera pas le dossier, il n’interférera pas dans le processus administratif », a fait savoir une porte-parole du cabinet de la mairie, Ann-Sophie Harvey.