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Un bilan positif de Donald Trump

Un bilan positif de Donald Trump
AFP

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Depuis l'investiture de janvier 2017, Donald Trump n'a guère de répit. S'il cherche continuellement la bagarre en gazouillant frénétiquement, ses adversaires ne se gênent pas pour déployer tout en arsenal de moyens pour tenter de le freiner.    

Les enquêtes se sont multipliées depuis plus de deux ans, tant sur ses affaires personnelles que sur la manière dont il dirige l'exécutif. Maintenant que les démocrates semblent décidés de l'accuser formellement dans le cadre de la procédure de destitution, comment peut-on promouvoir sa réélection? Ses partisans ont-ils encore des motifs valables de le défendre? Malgré les bourrasques, le bilan de Donald Trump se défend.   

Concentrons-nous d’abord sur les arguments les plus évidents. Dans un premier temps, on peut militer en faveur de l’état de santé de l’économie américaine. Si des économistes entrevoient un ralentissement ou une récession, on peut aisément avancer que les deux premières années de la présidence Trump n’ont pas eu d’effets néfastes à court terme. Pas plus tard que la semaine dernière, les statistiques révélaient le plus faible taux de chômage des cinquante dernières années. En se limitant à ces seules données (c’est oublier beaucoup d’indicateurs), on peut mousser la réélection du président sortant.   

Un partisan conservateur peut aussi mettre de l’avant les nominations à la Cour suprême des juges Gorsuch et Kavanaugh. Surtout dans le deuxième cas, le président a bien montré sa détermination et respecté ses engagements. Ce sera sans doute un des héritages de cette administration les plus importants pour le long terme. Bien longtemps après la fin de la carrière politique de Donald Trump, le plus haut tribunal du pays portera encore l’empreinte de ces nominations conservatrices.   

Confronté à l’hostilité de la majorité démocrate de la Chambre des représentants, Donald Trump a malgré tout tenté d’honorer ses promesses pour sécuriser la frontière. Débouté devant les tribunaux, il veut assurer la protection du pays en pigeant dans le budget du Pentagone pour construire son mur.   

Va-t-on ensuite lui reprocher d’avoir contribué à la libération de seize Américains détenus en Turquie, en Corée du Nord, en Égypte, au Portugal, au Vénézuéla ou en Chine?    

Sous la présidence du milliardaire, on pourrait aussi faire valoir que les États-Unis ont dépassé l’Arabie saoudite et la Russie au chapitre de la production pétrolière.    

On doit également à l’administration actuelle la présence de femmes à la direction de la CIA. Gina Haspel et Elizabeth Kimber occupent maintenant des postes clés.   

Pour peu qu’on reproche à l’administration Obama sa mollesse face à l’Iran, on ne pourra nier que Donald Trump secoue énergiquement le régime iranien. Non seulement a-t-il sorti les États-Unis de l’accord sur le nucléaire, mais il a imposé de nouvelles sanctions.   

Vous n’êtes toujours pas convaincu de la pertinence d’un second mandat? Vous auriez oublié que malgré les tensions actuelles le président sortant est parvenu à appuyer des mesures bipartisanes sur la réforme des prisons, le trafic sexuel ou l’accès à des médicaments expérimentaux pour les patients atteints de cancer?   

Si ce qui précède ne vous incite pas à souhaiter son retour, je terminerai l’argumentaire en précisant que Donald Trump a tenu sa promesse de réduire les impôts.   

Voilà! Si vous vous demandiez ce que peuvent bien faire valoir les partisans de Donald Trump, vous trouvez dans cette entrée plusieurs des points sur lesquels ils insistent. J’en ai probablement oublié quelques-uns, mais nous pouvons dégager les grandes tendances.   

Je vous laisse maintenant le soin de critiquer ce bilan ou d’en faire ressortir le prix et les limites. Vous savez déjà ce que je pense de son attitude et des moyens qu’il utilise pour parvenir à ses fins. J’aurai assurément l’occasion de revenir sur un bilan plus sombre de son premier mandat.