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Day: un lien fort avec le Québec

Après avoir croulé sous les coups de Charles Conwell au 10e round, Patrick Day a dû être évacué du ring sur une civière, samedi.
Photo AFP Après avoir croulé sous les coups de Charles Conwell au 10e round, Patrick Day a dû être évacué du ring sur une civière, samedi.

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PHILADELPHIE | Pour la deuxième fois en quelques mois, le monde de la boxe a été secoué par la mort d’un pugiliste après un combat. Mercredi, ce fut au tour de Patrick Day de rendre l’âme au terme d’une défaite par knock-out. Ce décès a touché plusieurs personnes de la communauté du noble art au Québec.

Day (17-4-1, 6 K.-O.) avait servi de partenaire d’entraînement à plusieurs boxeurs de la Belle Province au cours des dernières années. Il était venu mettre les gants avec David Lemieux (trois fois), Steven Butler et Kevin Bizier.

D’ailleurs, Lemieux et Butler ont écrit un message à l’intention de l’Américain sur les réseaux sociaux dans les derniers jours.

Après avoir croulé sous les coups de Charles Conwell au 10e round, Patrick Day a dû être évacué du ring sur une civière, samedi.
Photo AFP

« C’était le meilleur individu que j’ai eu la chance de croiser dans le monde de la boxe, a indiqué l’entraîneur Samuel Décarie, qui connaissait bien Day. Comme Bob Miller, personne ne va t’en parler en mal.

« Il était gentil avec tout le monde et il était souriant. Je me souviens qu’il allait mettre les gants avec

Ryota Murata au Japon. L’entraîneur de Murata l’aimait tellement qu’il lui laissait sa maison pendant sa présence durant le camp de son boxeur. »

Au cours de sa carrière, Day a fait le tour du monde pour faire des rounds d’entraînement avec les meilleurs boxeurs de la catégorie des poids moyens.

« Patrick faisait de la boxe par passion et non par nécessité, a ajouté Décarie. Ses deux parents avaient de bons emplois alors que lui avait fait des études en nutrition. Il avait une mentalité de la vieille école. Il voulait toujours se battre avec les meilleurs. »

Après avoir croulé sous les coups de Charles Conwell au 10e round, Patrick Day a dû être évacué du ring sur une civière, samedi.
Photo AFP

Reconnaissance

Entre les différents passages de Day au Québec, Décarie gardait contact avec lui sur une base régulière par message texte.

« Il était reconnaissant pour ce qu’on faisait pour lui. Lorsqu’il venait à notre gymnase, on s’occupait bien de lui. Entre les rounds de sparring, on prenait le temps de faire des mitaines et de travailler sur certains points techniques avec lui.

« Il nous donnait un coup de main. S’il s’améliorait, c’était encore mieux pour nos boxeurs. »

Trop de sparrings ?

Day a seulement disputé 22 combats au cours de sa carrière professionnelle. Cependant, le nombre de ses rounds de sparring se calcule par centaines.

Est-ce que ses nombreux entraînements avec les meilleurs pugilistes ont fini par lui coûter la vie ?

« Peut-être. Les boxeurs prennent plus de coups en sparring que dans les combats, a précisé Décarie. Pour un combat, il faut que tu décuples la charge de travail du nombre de rounds que tu feras. La boxe restera toujours un sport dangereux.

« Cependant, il y a plusieurs choses qui peuvent être faites pour le rendre plus sécuritaire. Je pense notamment à la déshydratation et aux règlements des gants. »