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Des élèves de Québec se préparent à «La Grande Secousse»

Des élèves de Québec se préparent à «La Grande Secousse»
Photo Jérémy Bernier

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Se baisser, s’abriter, s’agripper... Tels sont les gestes qu’ont dû mettre en application des élèves de sept écoles de la Capitale-Nationale lors d’une simulation de séisme jeudi.

Cela fait maintenant six ans que la Ville de Québec participe à «La Grande Secousse», une activité de prévention mondiale pour mieux réagir en cas d’éventuel séisme. Depuis deux ans, ce sont les élèves de troisième et quatrième année qui sont visés par l’exercice.

Au moment de la simulation, les enfants devaient se baisser au sol, s’abriter sous une surface solide et s’agripper le plus solidement possible au meuble sous lequel ils étaient cachés.

«On commence par informer les jeunes de la bonne attitude à avoir, pour qu’ensuite ils passent le message à leurs parents, amis et famille», a indiqué le membre du comité exécutif responsable de la sécurité publique, Patrick Voyer.

La directrice du Bureau de la Sécurité civile de Québec, Carolyne Larouche, et le membre du comité exécutif responsable de la sécurité publique, Patrick Voyer.
Photo Jérémy Bernier
La directrice du Bureau de la Sécurité civile de Québec, Carolyne Larouche, et le membre du comité exécutif responsable de la sécurité publique, Patrick Voyer.

Une habitude à oublier

Durant la conférence, les élèves ont appris qu’il ne fallait absolument pas s’abriter sous un cadre de porte. Cette légende urbaine viendrait en fait d’un séisme qui s’est produit en Californie il y a plusieurs décennies, alors que seul le cadre de porte d’une maison tenait encore debout.

«Même si c’est ce qu’on m’apprenait quand j’étais jeune, ce n’est pas le bon réflexe, a expliqué M. Voyer. Ce n’est pas le risque d’effondrement d’une maison le plus grand danger, mais plutôt les objets qui peuvent nous tomber sur la tête.»

Se préparer aux sinistres

Le Bureau de la Sécurité civile de Québec a également profité de l’occasion pour enseigner la préparation citoyenne lors de sinistres aux plus jeunes.

«Il y a trois éléments principaux qui sont abordés. Soit le fait qu’il peut effectivement y avoir des sinistres au Québec, l’importance de se renseigner de manière adéquate, ainsi que préparer une trousse et un plan en cas d’urgence», a précisé la directrice du Bureau de la Sécurité civile.

L’éducatrice spécialisée de l’école primaire Freinet, Lyne Vaillancourt, a d’ailleurs salué le travail de prévention des différents intervenants.

«Souvent on oublie, en tant que parent, de faire de la prévention. Alors c’est important de se rappeler qu’il faut toujours être prêt à réagir en cas de problème.»

L’an dernier, plus de 62 millions de personnes ont participé à l’activité «la Grande Secousse» à travers le monde.