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Forts vents: des sportifs s’en donnent à cœur joie sur le fleuve Saint-Laurent

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Photo Jean-François Racine Plusieurs planchistes ont osé affronter les énormes vagues, jeudi.

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Si les automobilistes devaient tenir leur volant à deux mains sur la route, d’autres ont voulu profiter du vent pour filer à vive allure sur le fleuve Saint-Laurent.

Au quai des Cageux, sur la promenade Samuel-De Champlain, plusieurs amateurs de kitesurf et de planche à voile se sont dépêchés pour profiter du moment.

Des remorques d’équipements étaient sur les lieux et les planchistes avaient l’embarras du choix avant de se lancer dans l’eau froide. Les Îles-de-la-Madeleine, destination par excellence, se trouvaient jeudi à deux pas des deux ponts.

Même si les experts attendent toujours avec impatience ce genre de journée, certains ont dû se résigner face au danger. «On est d’abord allé voir à l’île d’Orléans, mais ça n’avait juste pas de sens. Ici, on a des vagues de plus de 15 pieds», a expliqué Michel Dubé après sa sortie.

Après le départ d’un premier groupe, un autre mordu s’est pointé avant d’enfiler en vitesse sa combinaison. Plusieurs curieux prenaient plaisir à observer le spectacle.

«Moi, je n’ai jamais vu ça ici depuis 10 ans», a lancé Thomas Garneau. Le sportif a filé en quelques secondes jusqu’à Lévis avant de revenir aussi vite. Il a aussitôt pris une pause. «J’ai les bras morts», a-t-il ajouté.

Pont fermé

Par ailleurs, sur la terre ferme, les automobilistes ont dû être patients dans plusieurs secteurs. Pendant de longues minutes, une voie a été retranchée sur le pont Pierre-Laporte, en direction nord, le temps de sécuriser un chantier où des morceaux de contreplaqué menaçaient de tomber.

Le pont de l’île d’Orléans a dû être complètement fermé pendant une vingtaine de minutes lorsqu’une roulotte de chantier traînée par un véhicule s’est renversée au milieu de la chaussée. Le ministère des Transports (MTQ) était à évaluer la possibilité de faire transiter les véhicules lourds uniquement par convois en raison des fortes bourrasques.

La tempête se déplaçant vers l’est, on appréhendait des débordements côtiers, des pluies abondantes et des vents forts en Gaspésie, au Bas-Saint-Laurent et sur la Côte-Nord.