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On pourra bientôt rapporter ses contenants de cannabis à la SQDC!

La Société d'État veut instaurer un programme de recyclage

Du bon stock...pour le bac à recyclage
Crédit Photo Annabelle Blais Du bon stock...pour le bac à recyclage

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On pourra bientôt rapporter ses contenants de cannabis dans les succursales de la SQDC.  

La Société d'État instaurera effectivement sous peu son propre système de récupération et recyclage en circuit fermé.   

NON, NON, NON, PAS UN SYSTÈME DE RECYCLAGE?    

Signataire du pacte pour la transition écologique, tu as bien lu.   

Pour ceux qui ne fréquentent pas les établissements de la Société québécoise de cannabis, vous ne le savez peut-être pas, mais c’est une des critiques les plus fréquentes: arrêtez le suremballage !!    

Permettez-moi de recycler (ouf) un de mes vieux jeu de mots douteux : la ruée vers l’or vert n’a rien de vert!    

Un expert interrogé par le Santa Fe Reporter l’an dernier estimait qu’en 2020 l’industrie du cannabis pourrait générer 1 milliard d’emballages à usage unique en déchet par année.   

Et comme il était jusqu’à maintenant impossible d’acheter en grande quantité (la SQDC vient tout juste d'introduire le format de 28 grammes), ça faisait beaucoup de petits pots de plastique et de boîtes de carton dans le bac de recyclage (ou dans les poubelles près des succursales, comme vous pouvez le constater dans le reportage de mon mentor ancien collègue, Hugo Meunier.)

Mon ami Snake-Mike s’est même mis à faire son épicerie dans les magasins zéro déchet tant son bac bleu (ou vert?) ne fournissait plus.   

« On est d’accord que ça n’a pas d’allure, me disait hier le pdg de la SQDC Jean-François Bergeron. Les producteurs sont conscients aussi. Mais la réglementation est extrêmement complexe.»   

Il faut comprendre que n’est pas la SQDC qui décide des emballages. En fait, la seule décision qu’ils ont prise est de mettre vos achats dans des sacs bruns, car c’est plus écolo que le sac plastique qui est de plus en plus banni un peu partout au Québec, de toute façon.   

Le consommateur avait peu d’option outre de refuser ce ti-sac brun.    

Le début d'un temps nouveau  

Ce sera bientôt chose du passé puisque la SQDC, comme je l’écrivais plus haut, est train d’élaborer un programme de récupération et de recyclage.   

« On travaille avec des tierces qui pourraient faire du recyclage et de la récupération, m’a confirmé M. Bergeron, hier. On regarde ça de façon très sérieuse et on espère arriver avec quelque chose dans prochaines semaines ou les prochains mois.»   

Ce serait en circuit fermé. « C’est-à-dire qu’on ne mettrait pas les contenants dans les bacs de recyclage qui va dans les centres de tri. Mais on les rapporterait en succursale et pour être envoyés directement à des fabricants », précise-t-il.    

« On aimerait avoir une solution alternative à court terme et travailler avec les producteurs en amont », ajoute le pdg.   

Car le vrai responsable est le producteur de cannabis. Mais encore là, il doit composer avec les nombreuses restrictions de Santé Canada.   

Par exemple, les producteurs ont l’obligation d’avoir des emballages opaques.   

Avant la légalisation, les produits HEXO étaient emballés dans un verre recyclable. « Mais les nouveaux règlements de Santé Canada nous ont obligés à faire des changements rapides, et là, maintenant oui, on a trop d’emballage, c’est clair», m’avait expliqué son pdg Sébastien St-Louis il y a un an.   

HEXO et d’autres producteurs ont mis leur département de recherche et développement sur le dossier, me confirme-t-on.   

D’ici là, Snake-Mike a maintenant décidé d’acheter en plus grande quantité pour éviter les nombreux contenants. C’est le prix à payer pour laisser une planète plus propre à nos enfants.   

Merci Snake.