/news/society
Navigation

Rapport Viens: Québec et les autochtones se rencontrent

Rapport Viens: Québec et les autochtones se rencontrent
Photo d'archives, Agence QMI

Coup d'oeil sur cet article

QUÉBEC | Le gouvernement et les représentants autochtones se sont relancé la balle, jeudi, à Québec, à l’entrée d’une première rencontre visant à déterminer un plan d'action à la suite de la publication du rapport Viens sur la discrimination systémique vécue par les autochtones.

«Le gouvernement du Québec est là aujourd’hui pour entendre les priorités des Premières Nations. Je n’ai pas d’ordre du jour, je n’ai pas de plan, car je veux qu’on le monte ensemble», a déclaré la ministre responsable des Affaires autochtones, Sylvie d’Amours, ajoutant qu’elle avait «une réflexion» à partager avec les représentants des Premières Nations.

À son arrivée à la rencontre, jeudi, le chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, Ghislain Picard, a dit souhaiter voir comment le gouvernement comptait appliquer ces recommandations.

«Ça fait un an qu’on est sous un gouvernement caquiste et on est intéressés de voir la couleur des engagements du gouvernement par rapport à la situation», a-t-il expliqué.

Il a également rappelé l’importance de tenir compte des conclusions de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées menée par le gouvernement fédéral.

À la suite de cette enquête, une série de 21 recommandations avaient été adressées directement au gouvernement québécois, qui comprenaient notamment le lancement d’une commission d’enquête et la mise sur pied d’une cellule de crise par le ministère de la Sécurité publique.

Selon Ghislain Picard, les représentants des communautés autochtones doivent rester «vigilants», étant donné les «nombreux rendez-vous manqués» ces dernières années. Il a toutefois souligné l’ouverture de Québec après les excuses formulées par le premier ministre François Legault.

Début octobre, le gouvernement Legault avait offert aux communautés autochtones «les excuses les plus sincères de l'ensemble de l'État québécois». Ces excuses faisaient suite à la parution du rapport lapidaire dénonçant la discrimination systémique que subissent les membres des nations autochtones dans les services publics québécois. Son auteur, le juge à la retraite Jacques Viens, y formulait pas moins de 142 «appels à l’action» pour rétablir un lien de confiance entre les nations autochtones et le gouvernement du Québec.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.