/entertainment
Navigation

Un cadeau pour Marianne Fiset

La soprano chantera Violetta pour la première fois dans la Traviata

Coup d'oeil sur cet article

De grandes voix ont chanté le rôle de Violetta dans l’opéra La Traviata de Verdi depuis la création de cette œuvre en 1856. La soprano québécoise Marianne Fiset proposera la sienne au cours des prochains jours au Grand Théâtre de Québec. 

La chanteuse lyrique, originaire de Saint-Augustin-de-Desmaures, chantera pour la première fois ce rôle chanté par les Callas, Dessay, Fleming, Gheorghiu et Netrebko. 

Dans son travail de préparation pour cet opéra qui sera présenté quatre fois, à partir de ce soir, Marianne Fiset a lu sur le personnage créé par Alexandre Dumas fils, dans La Dame aux camélias, et elle a écouté plusieurs versions de l’opéra. Une fois chacun seulement. 

«Je voulais savoir ce qui avait été fait, mais je ne voulais pas être influencée et ensuite tomber dans une sorte d’imitation», a-t-elle raconté, lors d’un entretien. 

«Il n’y a personne, de toute façon, qui va dire qu’elle va la chanter exactement comme Maria Callas, parce que ça ne se peut pas. La Violetta qui sera jouée à Québec va être celle de Marianne Fiset», a ajouté la soprano en riant. 

Présentée vendredi et les 22, 24 et 26 octobre, en version originale italienne, avec surtitres français, La Traviata raconte l’histoire de Violetta, une courtisane à la santé fragile, qui tombe en amour avec Alfredo Germont. Elle doit ensuite renoncer à cette union qualifiée d’immorale par Giorgio, le père de son amoureux. 

Un rôle exigeant 

Les deux amoureux se retrouveront, mais la courtisane, atteinte de tuberculose, meurt dans ses bras. 

«Violetta est une femme à fleur de peau et extrêmement consciente de ses émotions. C’est un énorme cœur. Les choix qu’elle prend sont rarement pris pour elle-même. Elle comprend, malgré un amour immense pour Alfredo, l’impact que cela peut avoir sur la vie d’autrui», a décrit Marianne Fiset. 

La soprano, maman d’un enfant qui vient d’avoir un an, qualifie ce rôle de cadeau. Un cadeau qui vient avec une part de responsabilité.  

«C’est le rôle que toutes les sopranos lyriques rêvent de faire. C’est très exigeant vocalement et côté jeu. Si Violetta ne joue pas bien, ça passe dans le beurre. Si elle chante magnifiquement bien, ça va être beau, mais si le jeu n’est pas là, ça va être plate. Violetta passe à peu près à travers toutes les grandes émotions humaines et on ne peut pas mentir. C’est un des opéras où le jeu est vraiment crucial», a-t-elle expliqué. 

Marianne Fiset vit à Montréal et en Autriche et où les contrats l’amènent. Elle éprouve un plaisir à revenir dans la Vieille Capitale. 

Elle avoue ressentir de belles émotions à utiliser, lorsqu’elle passe devant le Conservatoire, où elle a étudié durant sept ans. 

«Jacqueline Martel-Cistellini, qui a été mon professeur de chant et qui est décédée, il y a deux ans, aurait tellement capoté de me voir chanter Violetta ici. J’aurais eu envie de partager ça avec elle», a-t-elle laissé tomber.

  • La Traviata est présenté samedi à 19h et les 22, 24 et 26 octobre à 20h à la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec, en version originale italienne avec surtitres français.