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Renouvellement des conventions collectives: les enseignants demandent un rattrapage de 8 %

Renouvellement des conventions collectives: les enseignants demandent un rattrapage de 8 %
Photo d'archives, Simon Clark

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À l’image des médecins ces dernières années, les enseignants de la CSQ réclament une majoration salariale de 8 % dès l’an prochain pour rattraper la moyenne canadienne, en plus des augmentations qui seront négociées dans le renouvellement des conventions collectives de la fonction publique.

«Le gouvernement Legault a annoncé que, pour valoriser la profession enseignante, il était conscient qu’il faudra faire un effort pour reconnaître le travail des enseignants et cette reconnaissance-là passait aussi par du monétaire», a déclaré la présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ), Josée Scalabrini, en conférence de presse à Québec vendredi.

En compagnie d’autres syndicats, elle était venue présenter les demandes sectorielles du monde scolaire en prévision des négociations qui débuteront sous peu. Mme Scalabrini affirme que cette hausse de 8 % servira à combler un retard qui s’est creusé sous le précédent gouvernement.

La présidente syndicale a d’ailleurs rappelé que le ministre de l’Éducation a récemment imité «Séraphin Poudrier» en Chambre pour expliquer que son gouvernement ne sera pas pingre en éducation. «Pour les enseignants et le réseau scolaire, il faudra que les gestes accompagnent le discours», dit-elle.

Écart important

Au dernier échelon, un enseignant québécois gagnait 82 585 $ en 2018-2019. Selon la FSE-CSQ, la moyenne canadienne est d’environ 94 000 $.

Mme Scalabrini n’a toutefois pas voulu chiffrer la somme, en dollars, que Québec devra investir pour combler cet écart.

Comme les médecins

La présidente de la FSE-CSQ a comparé la situation des enseignants à celle des médecins. Au cours des dernières années, Québec a reconnu que ceux-ci «avaient besoin d’être valorisés par du salaire», fait-elle valoir.

Si la FSE obtient gain de cause, ce rattrapage s’ajoutera à la hausse salariale des enseignants à l’entrée qui surviendra avec l’abolition des six premiers échelons salariaux promise par la CAQ. «On trouve que c’est une bonne nouvelle pour nos jeunes, mais on dit: "pensez aussi à tous ces enseignants d’expérience qui vous ont donné 20 ans, 25 ans, 30 ans et qui sont sur le point de quitter"», dit Mme Scalabrini.

À cela s’ajoutera l’augmentation annuelle qui sera négociée entre le front commun des syndicats et le gouvernement. En septembre dernier, le premier ministre François Legault a prévenu que la majorité des employés de l’État obtiendront uniquement l’inflation, soit environ 2 %.

Composition des classes

Parmi ses autres demandes, la FSE a également réclamé une baisse des ratios d’élèves, particulièrement lorsqu’elles incluent des élèves en difficulté.

Par exemple, pour les maternelles 4 ans, le syndicat réclame que le maximum d’élèves passe de 17 à 10. En première année, le maximum serait réduit de 22 à 18. Pour les trois premières années du secondaire, le nombre d’élèves par classe ne pourrait dépasser 25, alors qu’il varie de 26 à 30 présentement.

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