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Les proches des deux victimes sont soulagés

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Les proches des deux victimes d’Ugo Fredette sont soulagés du dénouement qu’a connu le procès samedi et pourront enfin faire leur deuil.Les familles de Véronique Barbe et d’Yvon Lacasse ont passé les cinq dernières semaines au palais de justice de Saint-Jérôme.  Ils étaient nombreux à s’entasser dans la salle d’audience, pour entendre les détails des crimes d’Ugo Fredette.

Jour après jour, ils faisaient face à celui qui leur a enlevé un être cher, dans l’espoir qu’il soit reconnu coupable de deux meurtres prémédités.

Samedi, leur vœu a été exaucé.

« Le scénario que M. Fredette s’est créé, il y a juste lui qui le croit. Le jury a vu, a entendu la même chose que nous. [...] C’est un baume sur nos cœurs. Ça ne ramènera personne, mais justice a été rendue samedi et c’est ça qu’on voulait », a réagi Jennifer Lacasse, la fille d’Yvon Lacasse. 

Même son de cloche du côté de la famille de Véronique Barbe.

« On est tellement heureux. Ça fait deux ans qu’on attend ça, c’est comme une libération. C’est sûr que moi, ça ne me redonnera pas ma fille, mais on peut maintenant avoir un petit peu plus de paix et de sérénité en dedans de nous », a souligné Claudette, la mère de la victime, qui a préféré taire son nom de famille. 

« On va pouvoir commencer enfin à faire le deuil et [ma sœur] va enfin pouvoir partir en paix. Ça va nous faire du bien, on va pouvoir tourner une page. On va essayer, c’est pas facile. Elle me manque beaucoup », a dit Daniel, le frère de Véronique. 

Deux bonnes personnes

M. Barbe a préféré ne pas assister au témoignage du tueur, désirant garder une image positive de sa cadette. 

« Véronique, c’était un rayon de soleil, quelqu’un [qui était] tout le temps de bonne humeur. C’était une personne vraiment fantastique », a-t-il rappelé aux représentants des médias, les larmes aux yeux.  Jennifer Lacasse souhaite également que l’on se souvienne de son père comme d’un homme bon. 

« Ce qui m’a fait le plus de peine, [c’est que l’avocat de la défense] a semé le doute dans la tête des gens sur le bon cœur que mon père avait. Il était à côté de la track, on le sait tous. [...] Mon père, c’était la bonté incarnée », a-t-elle fait valoir.