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Caufield et Turcotte: des affinités naturelles

Caufield et Turcotte sont de parfaits compléments

Alex Turcotte et Cole Caufield
Photo courtoisie, Rich lam, ubc athletics photo Alex Turcotte et Cole Caufield ont beaucoup de plaisir dans l’uniforme des Badgers de l’Université du Wisconsin.

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MADISON, Wisconsin | Assis dans les premières rangées du Kohl Center, Tony Granato regarde sa montre pour la troisième fois. Il y a dix minutes que la dizaine de porte-couleurs des Badgers, présents pour l’entraînement matinal, auraient dû rentrer au vestiaire. Ils étirent leur plaisir.

L’entraîneur-chef les laisse aller quelques instants avant de signaler à son adjoint de les sortir de la patinoire. Au commandement de celui-ci, la majorité s’exécute. Tous, en fait, sauf Cole Caufield et Alex Turcotte. Les deux compagnons de trio préfèrent faire la sourde oreille, occupés à l’autre extrémité de la patinoire à s’échanger la rondelle et à pratiquer leurs tirs sur réception.

Granato patientera encore quelques minutes avant de lui-même les amener à quitter la surface de jeu.

« Il faut que je sorte le crochet tous les jours pour les sortir de la patinoire, lance-t-il au représentant du Journal observateur de la scène. Je ne suis même pas certain qu’ils sortiraient de la glace si je demandais au préposé de l’aréna de fermer les lumières. »

Une situation révélatrice de deux réalités : les deux recrues des Badgers de l’Université du Wisconsin s’amusent comme des fous sur la glace, et la complicité entre ces deux attaquants issus du programme national de développement américain est bel et bien installée.

« C’est facile »

Granato a visé dans le mille en réunissant sur le même trio ces deux choix de premier tour du dernier repêchage. Complétée par Linus Weissbach, un choix de 7e tour des Sabres en 2017, cette unité a marqué six des 11 buts des Badgers au cours des deux premiers matchs de la saison.

« C’est la troisième saison que Cole et moi jouons pour la même équipe. Il est un tireur d’élite et je suis un fabricant de jeux, alors on se complète bien », a indiqué Turcotte, sélection des Kings, cinquième prise au total.

« Il est tellement intelligent, il sait où trouver les ouvertures pour se démarquer. Il est le meilleur buteur avec qui j’ai joué. Il me rend la tâche simple. Je n’ai qu’à lui remettre la rondelle », a-t-il ajouté.

Au cours de leurs deux saisons à Ann Arbor, Turcotte et Caufield ont évolué sur le même trio de façon sporadique. C’est Jack Hughes qui était le joueur de centre régulier de Caufield. Lorsque Hughes a dû s’absenter pour représenter les États-Unis au Championnat mondial des moins de 18 ans et au Championnat mondial junior, c’est Turcotte qui a pris le relais.

« On jouait également sur la même unité d’attaque massive. Un aspect méconnu de son jeu, c’est qu’il est également un bon passeur. Il est capable de mettre la rondelle sur ma palette. Jouer avec lui, c’est facile », a-t-il poursuivi.

Le même objectif

Contrairement à son bon ami, Turcotte ne crie pas sur tous les toits qu’il espère se joindre aux Kings après une seule saison dans les rangs universitaires. Ce qui ne l’empêche pas de chérir le même rêve.

« C’est important d’avoir ce genre d’objectif si tu veux t’améliorer et repousser tes limites. C’est également ma motivation. Je veux m’y rendre le plus vite possible, mais, en même temps, je veux prendre le temps de savourer chaque instant ici. »

En 2017, Turcotte avait été un choix de 2e tour du Spirit de Saginaw, de la Ligue de hockey junior de l’Ontario. Mais la voie de la NCAA était déjà toute tracée pour lui. Une voie qu’il estime, contrairement à plusieurs, plus près de la LNH.

« Dans la NCAA, il y a plusieurs joueurs de plus de 20 ans. Physiquement, ce sont des hommes. Ils sont forts et ils patinent bien. Ça rend la tâche plus difficile et ça donne un avant-goût de ce à quoi pourrait ressembler la LNH », croit Turcotte.