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Nos politiciens... fictifs

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Nos politiciens sont-ils à votre goût ? Ont-ils suffisamment de charisme ? Prennent-ils les meilleures décisions ? À quelques heures d’aller cocher sur votre bulletin de vote, je vous propose un tour d’horizon de certains dirigeants fictifs qui ont su capter notre attention sur nos écrans.


House of Cards

<i>House of Cards</i>
Photo courtoisie, Netflix
House of Cards

Ici, deux camps. D’abord, Frank Underwood (Kevin Spacey). Il a le profil type du politicien que rien n’effraie. Il va gravir les échelons, quelles que soient les façons d’y arriver. Il n’est pas à un scandale près ! Underwood est un homme machiavélique, animé par la vengeance et affamé de pouvoir. Whip du Parti démocrate à la Chambre des représentants, il s’arrangera pour accéder à la vice-présidence des États-Unis, puis à sa présidence quasiment par « magie ». Reste qu’il n’est pas populaire auprès des électeurs et que son mandat sera marqué des nombreux scandales qu’il a bel et bien provoqués.

Dans l’autre camp, il y a Claire Underwood (Robin Wright). Épouse de Frank, elle a été une joueuse importante dans son ascension. Mais ce n’est pas une sainte. Elle sait elle aussi jouer les bonnes cartes pour arriver à ses fins.

► En version française, mardi 21 h à Télé-Québec

► Version originale sur Netflix


The Politician

<i>The Politician</i>
Photo courtoisie, Netflix
The Politician

Cette nouvelle série de Ryan ­Murphy met en scène un jeune, Payton ­Hobart (Ben Platt), qui aspire à devenir président des États-Unis. Rien de moins. Fils adoptif d’une riche famille, il doit d’abord se faire élire à la présidence du conseil étudiant de son école et avoir un dossier impeccable pour être admis à Harvard, université qui a vu naître le plus grand nombre de présidents américains. Hobart n’entend pas perdre et il est prêt à tout pour arriver à ses fins. Les moyens ne sont toutefois pas toujours... habiles... ni politiquement corrects. Grinçante, cette comédie met en lumière la folie qui peut s’emparer de quelqu’un de rongé par le désir du pouvoir. Savoir ce qui lui passe dans la tête, voteriez-vous pour lui ?

► Disponible sur Netflix


Veep

<i>Veep</i>
Photo courtoisie, HBO
Veep

Difficile de parler de personnage politique sans mentionner Selina Meyer, une femme au franc-parler, une leader charismatique. D’abord vice-présidente, puis présidente, elle doit constamment se battre pour faire passer ses lois, garder l’appui des électeurs et trouver du temps pour sa famille. Une dirigeante dont les méthodes sont contestables, mais qui a su nous conquérir. Son interprète, Julia Louis-Dreyfus, a été élue six fois meilleure actrice dans une comédie aux Emmy Awards.

► En version française, dimanche 22 h à Vrak

► Version anglaise sur Crave


Designated Survivor

<i>Designated Survivor</i>
Photo courtoisie, ABC
Designated Survivor

Faire de la politique peut s’avérer un jeu dangereux. Pas pour rien que l’univers politique a donné naissance à de nombreux films et séries à saveur de thriller. Ici, Thomas Kirkman (Kiefer Sutherland) est le 46e président des États-Unis, élu à la suite d’un attentat sur l’administration précédente. Il aurait sans doute préféré faire ses classes plus aisément. Et il sait très bien que le titre vient avec son lot d’incertitudes. Il est droit, rigoureux, déterminé. Fait intéressant : Kirkman est indépendant, impossible de l’affilier aux partis politiques traditionnels.

► Disponible sur Netflix


The West Wing

<i>The West Wing</i>
Photo courtoisie, NBC
The West Wing

Sans doute la série politique qui a le plus marqué l’Amérique. Elle a été diffusée sur NBC de 1999 à 2006 et remportait neuf Emmy dès sa première saison. Martin Sheen incarnait Josiah Bartley, un président démocrate des États-Unis. Nous assistions aux défis de sa vie quotidienne en matière de santé, d’éducation, d’économie. Nous étions témoins des enjeux en politique étrangère. Des sujets chauds étaient abordés comme le racisme ou le contrôle des armes. Bartley n’était pas un surhomme et le public connaissait ses ennuis de santé. On dit que la série, créée par Aaron Sorkin, proposait une reconstitution assez réaliste de ce qui se gère dans l’aile Ouest de la Maison-Blanche. Une proche conseillère sous Bill Clinton a d’ailleurs contribué à l’écriture. Ses auteurs ont toujours su s’adapter à l’actualité si bien qu’après les attentats du 11 septembre 2001, le premier épisode a rapidement été réécrit pour intégrer cette nouvelle réalité : le terrorisme et la menace d’Al-Qaïda.


Spin City

<i>Spin City</i>
Photo courtoisie, ABC
Spin City

Cette comédie diffusée sur ABC de 1996 à 2002 mettait en vedette Michael J. Fox dans la peau du bras droit du maire de New York Randall M. Winston Jr (Barry Bostwick). S’il est dévoué et sans scrupule, son patron est plutôt déconnecté de la réalité de ses électeurs. Élevé dans la ouate, le maire n’est pas à une bourde près. Il est plutôt irresponsable et égoïste. Ce qui donne du fil à retordre à son équipe.


Borgen, une femme au pouvoir

<i>Borgen</i>
Photo courtoisie, Danmark radio
Borgen

Cette série danoise nous montre l’ascension de Birgitte Nyborg, chef du Parti centriste, au poste de première ministre. Femme de tête, certes, mais elle est aussi une justicière, près du peuple qui accepte mal la trahison et les jeux de coulisses. Il est d’ailleurs fascinant de voir les « spin doctors » qui s’affairent à ses côtés. Sa vie privée est aussi fortement documentée alors qu’elle peine à mener de front sa carrière et à être présente pour sa famille, sur laquelle son absence pèse. Difficile de ne pas l’aimer puisque, comme elle, nous vivons la chute d’idéaux et sommes témoins de sacrifices qui la rendent humaine. Des valeurs qu’on attend de nos politiciens. Le personnage aurait été inspiré selon les sources, par Helle Thorning-Schmidt, ex-première ministre danoise, et par Margrethe Vestager, ancienne ministre de l’Économie et de l’Intérieur.


Bodyguard

<i>Bodyguard</i>
Photo courtoisie, Netflix
Bodyguard

Au rang des politiciens pas toujours propres on retrouve Julia Montague (Keeley Hawes), une femme ambitieuse, rusée, intransigeante, elle refuse qu’on la confronte. Ses méthodes pour gravir les échelons ne sont pas nécessairement orthodoxes. Secrétaire d’État de l’intérieur britannique, conservatrice, Julia ne mesure toutefois pas les conséquences de ses décisions. Même sur le plan personnel, son mariage (elle est divorcée) semble n’avoir été que pour lui donner du pouvoir.

► Disponible sur Netflix

Les cas québécois

Monsieur le ministre

<i>Monsieur le ministre</i>
Photo d'archives
Monsieur le ministre

Ce téléroman diffusé entre 1982 et 1986 à Radio-Canada était écrit par deux femmes qui cumulaient des années d’expérience en politique : Solange Chaput-Rolland et Michèle Bazin. Elles ont livré un récit accessible et humain retraçant l’ascension d’un politicien, Alain Robert (Michel Dumont), au poste de ministre. Si nous pouvions être témoins des défis de sa carrière, ce sont ceux de sa vie privée qui nous ont le plus marqués. Rarement a-t-on vu un personnage au pouvoir avec ses zones de vulnérabilité.


Bunker le cirque

<i>Bunker le cirque</i>
Photo d'archives
Bunker le cirque

Christophe Lacroix (Denis Mercier) est le premier ministre qu’a imaginé Luc Dionne en 2002, dans cette excellente série caustique pour Radio-Canada. Mais il n’était qu’un pion. On y voit les jeux de coulisses, les liens avec les gens d’affaires, les techniques prises pour manipuler l’information et on nous montre qui tire réellement les ficelles dans la joute politique.


Cheval-Serpent

<i>Cheval-Serpent</i>
Photo courtoisie, Radio-Canada
Cheval-Serpent

La vengeance est souvent la bougie d’allumage des politiciens fictifs. C’est le cas de Laurent St-Pierre (Daniel Parent), maire de Montréal, qui fera tout pour faire fermer le bar de danseurs de son demi-frère illégitime David tout au long de son mandat.

► Diffusé sur Ici tou.tv


La Maison Bleue

<i>La Maison Bleue</i>
Photp Agence QMI, Joël Lemay
La Maison Bleue

Au printemps dernier, Ricardo Trogi a tourné cette nouvelle série écrite avec Daniel Savoie. Nous sommes ici dans un Québec indépendant dirigé par son président, Jacques Hamelin (Guy Nadon), alors que le pays est toujours dans une crise identitaire. La série devrait débarquer sur Ici Tou.tv en mars 2020.