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Rouge et Or: encore champion de la saison

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Devant la plus grosse foule dans l’histoire du PEPS, le Rouge et Or de l’Université Laval a disposé dimanche des Carabins de l’Université de Montréal par la marque de 16-3 pour ainsi s’assurer du championnat de la saison régulière, le 14e au cours des 15 dernières années.  

Le Rouge et Or a porté sa fiche à six victoires et une défaite, et le dernier match de la saison à Sherbrooke, samedi prochain, n’aura aucune incidence puisque Laval obtiendra la faveur dans l’éventualité d’un bris d’égalité s’il perd contre le Vert & Or et termine nez à nez avec Montréal avec un dossier de six gains et deux revers. 

«C’est un gros morceau pour nous d’avoir l’occasion d’accueillir la Coupe Dunsmore à la maison, a souligné l’entraîneur-chef Glen Constantin. C’était une journée spéciale avec le dévoilement de l’équipe d’étoiles des 25 ans du programme et je suis content d’avoir pu offrir une victoire et un bon spectacle à nos anciens.» 

Jeu truqué

On a encore eu droit à une bataille entre deux excellentes défensives. Le seul touché du match a été réussi sur un jeu truqué au premier quart. Sur la séquence précédente lors du botté de dégagement du Rouge et Or, les Carabins ont écopé d’une pénalité pour avoir eu 13 hommes sur le terrain. L’infraction a redonné le ballon au Rouge et Or, qui en a profité pour frapper rapidement. 

Après un jeu renversé entre Félix Garand-Gauthier et Mathieu Robitaille, ce dernier a lancé une passe parfaite à Vincent Breton-Robert, fin seul, qui a franchi les 44 verges le séparant de la zone de buts. 

«On l’a bien pratiqué toute la semaine et on l’avait dans notre poche, a indiqué Robitaille, qui a évolué durant une saison comme quart-arrière dans les rangs scolaires avec l’école secondaire La Courvilloise. Après la punition, les Carabins étaient agressifs et Justin [Éthier] n’a pas hésité à appeler le jeu. Le maraudeur a blitzé, le centre du terrain était ouvert et il n’y avait personne dans les zones profondes. C’est comme jouer dans le parc et tu ne dois pas être nerveux quand un jeu semblable est appelé.» 

Breton-Robert a répété l’exploit de son jumeau Jonathan, qui avait aussi marqué un majeur à la Coupe Dunsmore 2016 sur un jeu truqué qui avait procuré la victoire au Rouge et Or dans les dernières secondes du match. «C’est 1-1 dans les jeux truqués entre nous, a-t-il lancé avec son plus beau sourire. J’étais seul sur mon île. J’ai feinté le demi défensif. Je voyais la ligne des buts se rapprocher et je voulais me rendre. On avait besoin d’un gros jeu pour nous donner confiance et le momentum.» 

Ce jeu a-t-il été le moment décisif du match? «Il n’y a jamais un seul jeu qui détermine l’issue d’un match, a affirmé l’entraîneur-chef Danny Maciocia. Il y a toujours 10 ou 12 jeux qui font la différence dans les parties Laval-Montréal, et ce ne fut pas différent. En n’accordant que 16 points, je pensais qu’on pourrait aller chercher la victoire.» 

Des sacs à la tonne

À son premier départ avec les Bleus, Frédéric Paquette-Perrault a été victime de sept sacs. «On a été dominés sur la ligne de mêlée, a résumé Maciocia. C’est une question de volonté dans les tranchées. C’est du stock, sept sacs, et on devra regarder ce qu’on peut améliorer. On peut bâtir et grandir avec Fred. Pendant la semaine de congé, il faudra déterminer notre identité. On n’a pas besoin de 80-90 jeux.»  

Sept sacs pour la défensive du Rouge et Or

La défensive du Rouge et Or a été intraitable en réussissant pas moins de sept sacs.

Le demi défensif Maxym Lavallée a brillé de tous ses feux avec trois sacs et un total de cinq plaqués. «Je suis très content de mon match, a-t-il indiqué. Le travail de tous les joueurs m’a permis de faire de gros jeux. Je n’ai pas l’habitude de réussir des sacs, mais Marc [Fortier] m’a placé dans de bonnes situations.» 

Adam Auclair s’est de nouveau illustré dans un match contre Montréal. Joueur par excellence de la dernière Coupe Dunsmore, avec, entre autres, un touché sur un retour d’échappé, le secondeur hybride a dominé les deux équipes avec 9,5 plaqués et un larcin au 3e quart, alors que les Carabins menaçaient dans le territoire du Rouge et Or après avoir réduit l’écart à 10-3 sur leur séquence offensive précédente.

«Ils étaient dans notre territoire, et on avait besoin d’un gros jeu», a résumé Auclair, qui a reçu les encouragements de son grand frère Antony avant le match. «Kean [Harelimana] a fait dévier la passe et le ballon est tombé dans mes mains. Contre leur attaque au sol, nous étions mieux préparés et nous nous sommes mieux exécutés que lors du premier match. Un gros crédit va à Marc [Fortier], qui est un génie défensif.» 

Intensité

Auteur d’un sac et d’une interception, Yanis Chihat a fait sentir sa présence. «Le mot d’ordre était d’être intenses et de mettre de la pression sur le quart-arrière», a expliqué l’ailier défensif de 2e année. «On voulait tout laisser sur le terrain parce que leur porteur Ryth-Jean Giraud nous avait couru dessus lors du dernier match.» Le maraudeur Louis-Philippe St-Amant a réussi l’autre interception du Rouge et Or. 

Du côté des Carabins, Brian Harelimana a de nouveau connu un fort match avec 7,5 plaqués, un sommet chez les Bleus. «On a joué un bon match en défensive, mais on veut gagner et on ne l’a pas fait, a débité le secondeur étoile. On s’est tiré dans le pied en écopant d’une pénalité pour avoir eu 13 joueurs sur le terrain. Ce jeu a fait la différence.» 

La glace est brisée pour les deux quarts-arrière  

Chacun à leur façon, les quarts-arrière Thomas Bolduc et Frédéric Paquette-Perrault vivaient une première à l’occasion de ce match au sommet entre le Rouge et Or et les Carabins.  

La recrue Bolduc disputait son premier match en carrière face aux Bleus, alors que Paquette-Perrault obtenait son premier départ avec les Carabins après être parti de McGill.  

«Je suis vraiment content, a indiqué Bolduc qui a complété 17 de ses 27 passes pour 202 verges. C’était le plus gros test de ma carrière et, sauf quelques erreurs, je l’ai passé. Je me sens plus prêt à affronter tout le monde au pays.»  

«La clé était de protéger le ballon et j’ai réussi, poursuit Bolduc, lequel n’a été victime d’aucune interception en quatre départs. Je ne voulais rien forcer. Au collégial, je pensais davantage à lancer des passes de touché et à mon taux de réussite, mais j’ai changé mon approche dans les rangs universitaires.»  

Agressive lors du premier match, la défensive des Carabins a joué cette fois beaucoup moins de couvertures zéro. «Ils savaient qu’on aimait lancer dans les zones profondes et ils les ont bien couvertes, a-t-il expliqué. On a saisi l’une des rares couvertures à un contre un pour réussir un long jeu de 76 verges à Antoine [Dansereau-Leclerc].»  

À l’autre bout de ce long jeu au début du 4e quart qui a mené à un placement de David Côté pour redonner une priorité de 10 points aux locaux, Dansereau-Leclerc était ravi. «Ça nous prenait une étincelle pour terminer le match, a imagé celui qui a été le meilleur receveur des deux équipes avec quatre réceptions pour 101 verges. Ce ne fut pas facile offensivement en deuxième demie, mais nous avons persévéré. La fois où Montréal a joué une défensive homme à homme, on les a fait payer.»  

Paquette-Perrault était fort déçu. «Parce que je voulais gagner et que je suis très déçu, je n’ai pas une très bonne impression de ma performance, a souligné le pivot de 4e année qui a complété 19 de ses 29 passes pour 181 verges et qui fut victime de trois interceptions. On a eu une lueur d’espoir au 3e quart et on s’en allait pour marquer quand il y a eu une interception. Leur défensive a fait un gros travail.»  

«Quant aux sacs, certains sont de ma faute, ajoute Paquette-Perrault qui a amassé 64 verges en 14 courses, dont 11 en deuxième demie. Je dois rester dans la pochette et faire confiance à ma ligne offensive. Le garde François Bessette a subi une grosse blessure et il n’est pas revenu au jeu.»  

S’il a loupé des placements de 44 et 35 verges qu’il a l’habitude de réussir au deuxième quart, David Côté a très bien fait sur les bottés de dégagement en conservant une moyenne de 43,6 verges, tout en refoulant les Carabins à quatre reprises à l’intérieur de leur ligne de 20.  

«À l’exception de deux bottés que j’ai échappés dans le centre, j’ai réussi un bon positionnement sur mes dégagements, a-t-il indiqué. Les couvertures n’étaient pas trop difficiles. Quant aux placements ratés, ça arrive que l’on en manque, mais je suis  

content d’avoir obtenu une autre opportunité plus tard dans le match. Ça va être une raison de plus de travailler plus fort.»  

Côté a fait mouche deux fois en quatre tentatives.

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