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Rouge et Or: une pléiade de vedettes

Le Rouge et Or présente son équipe d’étoiles pour célébrer les 25 ans de son programme

Hugo Richard a été sélectionnés sur l’équipe d’étoiles des 25 ans du Rouge et Or.
Photo Didier Debusschère Hugo Richard a été sélectionnés sur l’équipe d’étoiles des 25 ans du Rouge et Or.

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Hugo Richard a remporté la palme à la position de quart-arrière. Vainqueur de deux championnats de la Coupe Vanier en 2016 et 2018, Richard a été préféré entre autres à Mathieu Bertrand et Benoît Groulx.

« C’est le fun et c’est toujours agréable d’être reconnu, mais je ne pensais pas être choisi, a raconté le pivot des Alouettes de Montréal. Je pensais que Mathieu allait être choisi. Je suis content et honoré, mais je ne suis pas le seul qui aurait pu recevoir cet honneur. »

« C’est une belle initiative que les amateurs ont eu l’opportunité de voter pour déterminer l’équipe d’étoiles », de poursuivre Richard, qui a fracassé les principaux records d’équipe au cours de son passage de cinq saisons à Laval. « Avec le recul, je réalise à quel point j’ai été choyé de jouer dès le jour 1 au sein d’une telle organisation et avec des partisans de la sorte. Je ne suis pas nostalgique et je suis prêt pour d’autres aventures, mais ça me manque un peu. »

Betts, une évidence

S’il y avait un suspens au sujet de l’identité du quart-arrière, d’autres sélections étaient claires comme de l’eau de roche. Mathieu Betts est du nombre. « Quand j’ai appris la nouvelle, j’étais super touché et content de faire partie de cette liste », a exprimé l’ailier défensif des Eskimos, que nous avons joint à Edmonton. « J’ai fait l’exercice dans ma tête, et la liste de joueurs de ligne défensive n’arrêtait pas. Il y a beaucoup d’autres joueurs qui auraient mérité cet honneur. »

« C’est spécial d’avoir été choisi par un vote des partisans et c’est une belle façon de les remercier pour le grand rôle qu’ils jouent », de poursuivre le vainqueur du trophée J.P.-Metras, décerné au meilleur joueur de ligne au pays, en 2016, 2017 et 2018, lui qui aurait souhaité être présent au match, mais qui était représenté par des membres de sa famille. « Avec l’appui très important, l’expérience de jouer à Laval est unique au pays, et c’est ce qui se fait de plus près des rangs professionnels. Je vais suivre le match et je suis presque aussi excité que si j’avais joué. »

Plesius aussi sélectionné

Joueur défensif par excellence au pays en 2012, Frédéric Plesius se retrouve parmi les trois secondeurs sélectionnés. « J’ai joué avec tellement de grands joueurs que je ne mérite pas cet honneur plus qu’eux autres », a souligné Plesius, qui avait amorcé son parcours universitaire à Baylor dans la NCAA. « Les forces de gars comme Samaël Lavaud, Mathieu Masseau et Francis Beaudet m’ont permis de combler mes faiblesses. Je suis vraiment content de mon expérience à Laval avec autant de bons joueurs et de bonnes personnes. »

Guillaume Rioux a été sélectionné comme receveur et retourneur. « J’ai toujours pris une fierté à faire les deux et à exceller dans les deux, a indiqué l’entraîneur des receveurs du Rouge et Or. Compte tenu du nombre de bons joueurs, je suis surpris d’avoir été choisi aux deux positions. »

Équipe d’étoiles

OFFENSIVE

Quart-arrière

  • Hugo Richard

Ligne offensive

  • Luc Brodeur-Jourdain
  • Dominic Picard
  • Pierre Lavertu
  • André Trudel
  • Samuel Thomassin

Porteurs de ballon

  • Sébastien Lévesque
  • Pierre-Luc Yao

Receveurs

  • Antony Auclair
    Antony Auclair
    Photo Didier Debusschère
    Antony Auclair
  • Julian Feoli-Gudiño
  • Guillaume Rioux
  • Jonathan Breton-Robert

DÉFENSIVE

Ligne défensive

  • Mathieu Betts
  • Arnaud Gascon-Nadon
  • Miguel Robédé
    Miguel Robédé
    Photo Didier Debusschère
    Miguel Robédé
  • Vincent Desjardins

Secondeurs

  • Frédéric Plesius
  • Adam Auclair
  • Éric Maranda

Demi-défensifs

  • Matthieu Proulx
  • Pascal Masson
  • Olivier Turcotte-Létourneau
  • Adam Thibault
  • Émile Chênevert

UNITÉS SPÉCIALES

Botteur de dégagement

  • Boris Bede
    Boris Bede
    Photo Didier Debusschère
    Boris Bede

Retourneur

  • Guillaume Rioux

Botteur de précision

  • Boris Bede

Des souvenirs encore bien présents

L’édition 1999 du Rouge et Or a été honorée avant le match.

Dirigée par Jacques Chapdelaine, l’édition de 1999 avait été la première à remporter la Coupe Vanier dans l’histoire du programme. Le Rouge et Or avait disposé des Huskies de Saint Mary’s par la marque de 14-10 dans un match disputé à Toronto. Francesco Pepe Esposito avait scellé la victoire en provoquant un échappé du quart-arrière en fin de match alors que les protégés de Blake Nill tentaient une ultime poussée.

« Sur ce jeu, c’est Martin Bédard qui a sauvé les meubles, a indiqué Esposito. Le bloqueur m’a donné l’intérieur, mais le quart-arrière a débordé. Martin a ramené le jeu à l’intérieur et j’ai pu faire le jeu. Toute la semaine, Glen [Constantin] nous avait dit que le quart-arrière avait le coude haut. J’en ai profité. J’ai réalisé aujourd’hui [dimanche] avec les retrouvailles que les liens tissés étaient ce qu’il y avait de plus important. »

Le demi-défensif Yves Thériault avait recouvert l’échappé.

Trip de boys

Bédard se souvient de ses cinq années à Laval. « C’était un trip de boys qui étaient là depuis le début du programme, a mentionné l’un des capitaines et secondeur. On vendait depuis cinq ans quelque chose aux plus jeunes et ce fut magique comme expérience. Personne ne prévoyait qu’une équipe francophone allait atteindre les plus hauts sommets du football universitaire canadien après seulement cinq ans. »

Après trois gains en début de saison, le Rouge et Or avait perdu contre Ottawa et Concordia avant de signer sept victoires consécutives pour remporter le titre national. Dans un match interconférences, une victoire décisive de 49-6 à Hamilton face aux Marauders avait transformé la saison. « Pendant une saison de football, des événements se produisent et la victoire devient une mission et rien de moins n’est accepté, a raconté Bédard. La défaite de 1998 contre Concordia lors du “Dark Bowl” disputé sur deux jours est la raison pour laquelle nous avons gagné en 1999. On s’était entraînés tout l’été en pensant à cette défaite à la Coupe Dunsmore contre Concordia. »