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Jean-Talon: la candidature probable de Gertrude Bourdon divise le caucus libéral

Des députés désapprouvent sa possible candidature à l’élection partielle de Jean-Talon

Candidate défaite dans Jean-Lesage aux dernières élections, la gestionnaire Gertrude Bourdon pourrait porter les couleurs du PLQ dans la partielle de Jean-Talon.
Photo d’archives, Simon Clark Candidate défaite dans Jean-Lesage aux dernières élections, la gestionnaire Gertrude Bourdon pourrait porter les couleurs du PLQ dans la partielle de Jean-Talon.

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La candidature probable de Gertrude Bourdon à l’élection partielle de Jean-Talon divise le caucus du PLQ.

Si certains députés saluent le «courage» de l’ancienne PDG du CHU de Québec-Université Laval, d’autres s’indignent devant cette candidature controversée dans une circonscription considérée jusqu’ici comme un château fort libéral.

«Ça va être une humiliation pour le PLQ», lance un élu contacté par notre Bureau parlementaire.

Un autre s’inquiète aussi pour l’image de la formation politique si Gertrude Bourdon porte à nouveau les couleurs libérales, elle qui a mordu la poussière lors des dernières élections générales dans le comté de Jean-Lesage au terme d’une campagne difficile.

Malgré un parcours professionnel impressionnant, « sa crédibilité a été entachée », estiment certains membres du caucus du PLQ.

Présentée comme une candidate vedette et future ministre libérale de la Santé, la gestionnaire avait dû expliquer son flirt avec la CAQ avant de joindre l’équipe de Philippe Couillard durant la dernière campagne.

«Il ne faut pas non plus ternir l’image du parti», insiste-t-on en coulisses. Devant la popularité de la CAQ, certains craignent même que le PLQ glisse au troisième rang dans cette partielle, derrière les solidaires.

Les partis «se l’arrachaient»

D’autres ne sont toutefois pas de cet avis. Certains élus libéraux trouvent au contraire qu’il s’agit d’une bonne candidature et rappellent que c’est pour cette raison que tous les partis «se l’arrachaient» il y a un an.

Selon plusieurs, Gertrude Bourdon avait été «très mal conseillée» lors de son entrée en politique aux dernières élections, mais n’est pas moins compétente pour autant.

Le PLQ a magasiné fort avant de se tourner vers l’ex-patronne du CHU de Québec-Université Laval, qui a manifesté il y a un mois son intérêt pour Jean-Talon.

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La gestionnaire estime n’avoir «rien à perdre» et veut «redorer son image» auprès de la population, selon des sources libérales. Rappelons qu’elle a dû faire une croix sur son ancien boulot de PDG du CHU de Québec, qu’elle n’a pas réussi à reprendre après les élections.

Près de 40 personnes approchées

Selon nos informations, près de 40 personnes ont été approchées pour porter la bannière libérale dans cette circonscription de la Haute-Ville de Québec. D’ex-candidats, d’anciens employés politiques et nombre de professionnels, «médecins, dentistes et notaires», peu connus de la capitale nationale ont même été sollicités dans les dernières semaines, sans succès.

Le PLQ refusait lundi de confirmer Gertrude Bourdon à la partielle de Jean-Talon, qui devrait être déclenchée d’ici la fin octobre par le gouvernement Legault. Selon plusieurs libéraux, le parti attendait le résultat du scrutin fédéral et la possibilité que des élus fédéraux perdent leur siège à Ottawa et deviennent libres pour une partielle provinciale avant d’officialiser la candidature de l’ex-PDG.

  • Ex-PDG du CHU de Québec-Université Laval.
  • Avant de porter les couleurs libérales aux dernières élections, elle avait eu de sérieuses discussions avec François Legault avant de faire faux bond à la CAQ.
  • Candidate du PLQ en 2018, Gertrude Bourdon avait mordu la poussière dans la circonscription de Jean-Lesage.