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Le pouvoir de bloquer

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Nez à nez le PLC et le BQ au Québec. Nez à nez le PLC et le PCC dans le reste du Canada selon les sondages, dont le dernier a été publié hier dans Le Journal.

Les prédictions sont donc à l’image de la réalité canadienne. Le Québec est une société distincte. Dans l’isoloir comme dans ses valeurs. Son affirmation identitaire est parallèle à celle du Canada multiculturel.

Yves-François Blanchet a eu un parcours quasi sans faute durant la campagne. Mais une phrase du chef du BQ a semblé imprudente : « À la manière et au rythme des Québécois, nous allons continuer à rendre plus cohérente la démarche en vue d’une éventuelle souveraineté du Québec. »

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Mise en garde

Ne faut-il pas mettre en garde le chef du Bloc québécois, qui savoure déjà sa victoire alors que selon les sondages 40 % des francophones sont en train de voter aujourd’hui pour lui, que les francophones ont parfois le même comportement que nos cousins normands ? Ces derniers sont réputés pour une phrase, qui les définit : « P’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non ».

Si l’on se fie à l’histoire du Québec moderne, avec ses deux référendums, on est porté à croire que les Québécois aiment davantage flirter avec l’idée de la souveraineté que d’en déclencher la mise en application. Ils préfèrent les avantages d’un véritable rapport de force avec Ottawa.

Profil bas

C’est ainsi qu’ils ont appuyé dans le passé le BQ. Et qu’ils l’appuient de nouveau dans cette élection après s’être laissé séduire par Jack Layton durant la période où feu le chef a donné ses lettres de noblesse au NPD.

Yves-François Blanchet est un politicien doué, à l’évidence. Mais il doit faire profil bas sur la question de la souveraineté s’il ne veut pas trahir ses électeurs d’aujourd’hui.