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Bernier chassé de la Beauce

Les Beaucerons ont choisi le conservateur Richard Lehoux

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Le chef conservateur Andrew Scheer avait vu juste : le chef du Parti populaire du Canada Maxime Bernier n’a pas été réélu en Beauce, circonscription qu’il représentait depuis 13 ans.

« Tu ne vas rien imposer, tu ne vas même pas gagner en Beauce, O.K. ? » La phrase assassine avait été lancée par le chef du Parti conservateur au débat des chefs en français. Sa prophétie s’est avérée exacte : le règne du transfuge Maxime Bernier s’est terminé hier.

Photo Stevens Leblanc

L’appartenance conservatrice des Beaucerons s’est fait entendre. Les électeurs, qui avaient élu Maxime Bernier sous la bannière du Parti conservateur à quatre reprises depuis 2006, ont délaissé le candidat pour se rallier au parti.

Au moment de mettre sous presse, le conservateur Richard Lehoux, maire de Saint-Elzéar pendant 19 ans et ancien dirigeant de la Fédération québécoise des municipalités, récoltait 38,9 % des appuis. Il avait plus de 2600 voix d’avance sur Maxime Bernier, qui se plaçait bon deuxième avec un résultat de 28,5 %.

Photo Stevens Leblanc

Un début

Maxime Bernier a pris la parole devant ses troupes, qui s’étaient réunies au club de golf de Beauceville. « Ce n’est qu’un début pour le Parti populaire », a scandé le chef du PPC, accompagné de sa conjointe, émue aux larmes. « Nous serons plus fort la prochaine fois », a-t-il ajouté, soulevant les cris et les applaudissements chez ses partisans.

Photo Stevens Leblanc

Il a salué le travail des quelque 300 candidats qui ont fait campagne à travers le Canada, malgré les « attaques honteuses » de leurs opposants. Maxime Bernier les a remerciés, affirmant qu’ils avaient « construit les fondations d’un mouvement qui ne fait que commencer ».

Photo Stevens Leblanc

Là pour rester

Malgré la défaite, Maxime Bernier a assuré qu’il était là pour rester. « Nous sommes le parti qui grandit le plus vite dans l’histoire canadienne. Et nous allons continuer de grandir dans les mois et les années », a-t-il statué, ajoutant que son parti avait écrit hier « des pages d’histoire ».

Le chef du PPC n’a toutefois pas voulu s’avancer à savoir s’il serait candidat aux prochaines élections.

Confiant

En entrevue avec Le Journal plus tôt dans la soirée, Maxime Bernier avait reconnu que la campagne avait été « serrée en Beauce ». Il demeurait tout de même « très confiant de l’emporter ». « On est tellement différents sur plusieurs idées, que c’est important que le Parti populaire soit là pour l’avenir. Et je pense que les Beaucerons ont compris ça. Du moins, je le souhaite », avait-il déclaré. 

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