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Incertitude dans Québec

La bloquiste Christiane Gagnon et le libéral Jean-Yves Duclos sont au coude-à-coude avec trois boîtes toujours à ouvrir

Incertitude dans Québec
Photo Annie T. Roussel

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L’incertitude plane toujours dans le comté de Québec, alors qu’on ne connaît toujours pas l’identité du député qui représentera la circonscription entre le ministre libéral sortant Jean-Yves Duclos et la bloquiste Christiane Gagnon, séparés par environ 100 voix à peine.

Incertitude dans Québec
Photo Jean-François Desgagnés

Peu avant 2 h, Christiane Gagnon a soulevé la possibilité d’irrégularités dans le décompte des voix à Québec. Selon les données officielles, il reste trois boîtes à ouvrir, l’écart plaçant Jean-Yves Duclos en tête par 147 votes.

«Selon les informations que j’ai, on parlerait d’un écart d’environ 15 voix avant l’ouverture de deux boîtes», s’est avancé la candidate bloquiste, ancienne députée pendant 18 ans dans le comté de Québec. «Je n’ai jamais vécu une élection si serrée», a-t-elle ajouté, éreintée par les longues heures d’attente. 

D’après son équipe, les résultats des boîtes manquantes ne seront pas connus avant mardi dans le meilleur des cas. «On ne sait pas ce qui se passe exactement», a indiqué Mme Gagnon.

Revirement

Jean-Yves Duclos semblait pourtant se diriger vers une victoire tout au long de la soirée, maintenant une avance constante frôlant à certains moments les 1000 voix. Le ministre sortant avait même affirmé devant les médias avoir peu senti de remontée du Bloc dans sa circonscription.

Le vent a toutefois changé à mesure que les dernières boîtes entraient. Rapidement, l’écart a fondu pour se retrouver à près de 150 votes.

Christiane Gagnon, elle, affirme avoir gardé confiance toute la soirée. «Il y avait quand même plusieurs boîtes de votes par anticipation qui n’étaient pas là encore», explique la candidate.

Contre le 3e lien

Au cours de la campagne, Christiane Gagnon a fait parler d’elle pour s’être opposée au projet de 3e lien entre Québec et Lévis, allant à l’encontre de la position officielle de son parti.

La candidate avait affirmé qu’en regardant le projet d’un angle environnemental, «ce n’est pas acceptable qu’il y ait un 3e lien à cet endroit-là».

Mme Gagnon avait toutefois donné son appui au projet de tramway de la ville de Québec.

L’ancienne députée qui avait fait six mandats dans les années 1990 et 2000 en a contre le bilan du député libéral Jean-Yves Duclos. Mme Gagnon critique son manque de «leadership».

 «Il manque de leadership sur les grands enjeux régionaux. Plusieurs personnes s’en plaignaient lors de ma campagne, notamment sur les dossiers de l’assurance-emploi et sur le dossier de la Davie», insiste l’ancienne députée qui disait s’être lancée notamment en raison de la présence «forte» d’Yves-François Blanchet.

 Expérience

 C’est une tentative de retour aux Communes pour Christiane Gagnon, laquelle avait représenté les électeurs du comté de Québec pour le Bloc de 1993 à 2011. Elle avait notamment battu des candidats vedettes au passage, comme l’ancien maire de Québec Jean Pelletier.

 Au cours de ses six mandats, elle avait notamment occupé le rôle d’adjointe au leader parlementaire en plus d’être porte-parole en matière d’affaires intergouvernementales, de logement, de santé, de développement social et de culture.

 Elle avait par la suite, comme bien d’autres de ses collègues, été emportée par la vague orange qui avait soufflé le Québec lors de l’élection de 2011. C’est la candidate du NPD, Annick Papillon, qui lui avait soutiré son siège, avant d’être elle-même vaincue par Jean-Yves Duclos et les libéraux quatre ans plus tard.

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