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L’incertitude de l’avenir du marché du carbone n’inquiète pas le gouvernement Legault

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L’incertitude entourant l’avenir du marché du carbone Québec-Californie en raison d’une poursuite de l’administration Trump n’inquiète pas le gouvernement Legault.  

«Si jamais la Californie se retire, je pense qu’on peut continuer seul. Mais on préfère que la Californie reste et que d’autres États se joignent à la bourse du carbone», a affirmé le premier ministre François Legault mercredi.   

Le département américain de la Justice a annoncé au matin qu’il déposait une poursuite contre l’État de la Californie, qui se serait «écartée de sa voie constitutionnelle» en signant un accord international avec le Québec.   

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Alternatives  

Cette salve juridique est une bataille de plus dans la guerre que mène l’administration Trump contre la Californie: elle veut empêcher l’État de fixer ses normes en matière d’Émissions polluantes de véhicules par exemple.     

  • Écoutez l'entrevue du ministre Benoît Charette à QUB radio:   

Le ministre de l’Environnement Benoît Charette se dit de son côté sûr que les droits de la Californie seront reconnus et que le marché du carbone sera sauvé.   

«On est sûr que le gouvernement californien se fera reconnaître sa prérogative», a-t-il dit. En cas d’échec de la Californie, a-t-il ajouté, le Québec continuera de tarifer le carbone.   

«Il y a plusieurs formules. Le fédéral a une taxe sur le carbone, il est possible d’avoir un marché intérieur. Nous, on a choisi le marché commun. On est très sûr que la prérogative de la Californie sera reconnue, mais dans le cas inverse nous avons plusieurs autres alternatives », a dit M. Charrette.   

Il ne craint pas non plus une chute des ventes des crédits carbone le temps que la poursuite suive son cours. «On a un marché qui est stable avec des revenus stables», a-t-il dit.