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Usine désaffectée à Sept-Îles: des repreneurs intéressés

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SEPT-ÎLES – La relance de l’ancienne usine de boulettes de fer de la minière Cliff à Sept-Îles intéresse plusieurs compagnies. Depuis quelques semaines, l’actuel propriétaire de l’usine n’est plus lié à une entente d’exclusivité, ce qui ouvre la voie à de nouveaux investisseurs.

Cette usine de boulettes de fer située dans le secteur industriel de Pointe-Noire est fermée depuis 2013.

Son propriétaire, la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire (SFPPN) confirme qu’elle a entamé des discussions avec plusieurs compagnies souhaitant relancer la production.

Jusqu’ici, une entente d’exclusivité liait SFPPN à BedRock Industries, qui avait même exprimé son intention d’entreprendre des travaux sur le site dès cet automne.

La vente de l’usine n’a finalement pas eu lieu et, depuis quelques semaines, d’autres compagnies se manifestent.

«Présentement, on n'est plus exclusif, mais on continue de discuter avec BedRock. Il y a aussi d’autres parties qui sont aussi intéressées aux opérations de boulettage de minerai de fer. Le marché est là. On va continuer de discuter avec ces gens pour mettre en valeur cet actif-là dans les mois et années à venir», a expliqué le président de SFPPN, Michel Robitaille.

La nouvelle est bien accueillie par le syndicat des Métallos.

Ses représentants avaient conclu une entente de principe avec BedRock Industries pour le renouvellement de la convention collective des employés dans la perspective d’une relance de l’usine.

L’arrivée de nouveaux joueurs n’est que favorable selon le coordonnateur du syndicat des Métallos sur la Côte-Nord, Nicolas Lapierre.

«Il y a une demande pour l’usine de boulettage. Il y a une demande pour la boulette de fer sur le marché. On aurait aimé que la réfection de l’usine se fasse cet automne. C’est pas le cas. En même temps, à partir du moment où il y a d’autres joueurs dans le décor, ça nous dit qu’il y a une volonté de la rouvrir», a-t-il dit.

À sa fermeture il y a six ans, 160 personnes travaillaient à l’usine de boulettes de fer.

Sa relance engendrerait des investissements de plusieurs centaines de millions de dollars.