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Desjardins pourrait investir dans la relance du Groupe Capitales Médias

La CSN et le Fonds FTQ envisageraient également de participer au sauvetage

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Le syndic de PwC, Christian Bourque (à gauche), en discussion avec le PDG du GCM, Claude Gagnon (à droite), au palais de justice de Québec le 21 août. GCM venait de se placer sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies.

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Le Mouvement Desjardins songerait à investir dans la relance de Groupe Capitales Médias (GCM). La Confédération des syndicats nationaux (CSN) et le Fonds de solidarité FTQ auraient également démontré de l’intérêt.

«Au niveau de la Fédération, nous analysons le plan d’affaires du Groupe Capitales Médias», a confirmé jeudi une porte-parole du Mouvement Desjardins, Chantal Corbeil.

Selon nos informations, Desjardins pourrait être tenté d’appuyer financièrement le projet de coopérative de solidarité des employés et cadres de GCM.

Desjardins accepterait d’investir dans GCM à condition que d’autres gros investisseurs privés fassent également partie de l’aventure.

Le regroupement de caisses populaires au Saguenay–Lac-Saint-Jean a déjà donné un chèque de 25 000 $ pour la campagne de démarrage de la coopérative au journal Le Quotidien.

Au Fonds de solidarité FTQ, on soutient qu’«aucun engagement auprès de qui que ce soit en ce qui trait à la relance de Groupe Capitales Médias et ses quotidiens n’a été pris» jusqu’à présent, a fait valoir jeudi le porte-parole Patrick McQuilken.

Le bras investisseur de la CSN, le fonds Fondaction, aurait également été approché. La CSN est très active dans le dossier alors que certains de ses dirigeants pilotent le projet de coopérative pour relancer les six journaux du groupe.

Il faut dire que le secteur de la presse écrite n’est pas étranger au fonds des travailleurs Fondaction CSN, qui détient actuellement une participation dans le quotidien montréalais Le Devoir. Jeudi, personne de la CSN n’a rappelé Le Journal à ce propos.

Les retraités largués

Par ailleurs, les retraités de GCM ont appris jeudi que le projet de relance par les travailleurs et les cadres de l’entreprise en projet de coopérative se ferait sans eux.

Le plan d’affaires de la coopérative ne prévoit pas le sauvetage des fonds de pension dont les déficits actuariels dépassent les 65 millions $.

«À l’heure où l’on se parle, on va perdre 30 % de nos rentes si le projet de coopérative va de l’avant. C’est très décevant», a indiqué le porte-parole du comité de retraite du Soleil, Pierre Pelchat.

«Ce n’est pas simple comme situation. On n’est pas capable d’inventer 65 millions $ et de mettre cela dans la solvabilité», a fait valoir pour sa part Louis Tremblay du journal Le Quotidien et porte-parole du comité provisoire à l’origine de la démarche de projet de coopérative.

Jusqu’au 7 novembre

Le syndic au dossier, PricewaterhouseCoopers (PwC), a spécifié jeudi que les investisseurs intéressés à relancer les journaux de GCM avaient maintenant jusqu’au 7 novembre pour finaliser leur offre.

«La situation d’encaisse est meilleure que prévu, ce qui nous permet de prolonger le processus», a signalé le syndic Christian Bourque.

L’objectif serait ainsi de conclure une transaction d’ici le 27 novembre prochain.