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Pas de jury ni d'enquête préliminaire pour Éric Lapointe

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Même si on en sait encore très peu sur les circonstances qui ont mené aux accusations de voies de fait contre le chanteur Éric Lapointe, un réputé criminaliste croit que les gestes reprochés à la star pourraient être moins graves qu’ils en ont l’air.  

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Comme les accusations ont été déposées vendredi par voie sommaire, Me Walid Hijazi est tenté de croire qu’elles sont «objectivement moins graves que plus graves».     

«C’est une voie accélérée. Il n’y a pas d’enquête préliminaire, il n’y a pas de jury», a précisé l’avocat, en entrevue à LCN samedi.     

C’est ce qui explique pourquoi l’interprète de N’importe quoi a été inculpé devant la cour municipale et non la cour criminelle.     

«[Les cours municipales] ne s’occupent pas juste de constats d’infraction, mais s’occupent de causes en vertu du Code criminel, en matière sommaire, c'est-à-dire lorsque le niveau de gravité est moins grave», a expliqué Me Hijazi.     

Il a rappelé que, dans les grandes villes comme Montréal, Longueuil, Laval ou même Québec, les cours municipales peuvent s’occuper de causes criminelles.     

Chicanes entre voisins, cas de violence conjugale, conduite avec les facultés affaiblies, voies de fait mineures, vol à l’étalage: des procureurs spécialisés traitent de ces dossiers à la cour municipale.     

Éric Lapointe, lui, devra y revenir la semaine prochaine pour une comparution. Il n’aura cependant pas à être présent pour enregistrer son plaidoyer.     

Celui qui a vendu plus d’un million d’albums a été arrêté à la suite d’une dispute qu’il aurait eue avec sa conjointe après une soirée bien arrosée.     

Selon Walid Hijazi, le chanteur a de bonnes chances de s’en tirer.     

«En matière conjugale, souvent, la poussière retombe, le plaignant ou la plaignante retire [sa plainte] ou on règle par un ordre de garder la paix. On n’accuse plus, mais la personne signe un engagement. Il y a plein de dénouements possibles, il est beaucoup trop tôt pour prévoir la suite des événements», a-t-il mentionné.