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Notre Bureau d’enquête fait bouger les choses

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Notre Bureau d’enquête fait bouger les choses de plus en plus souvent et de plus en plus rapidement.

La plupart du temps, cela survient après la publication ou la diffusion d’un reportage, mais parfois même dès que nous plaçons nos appels pour obtenir des explications. C’est une bonne nouvelle pour le grand public, les contribuables et les lecteurs dont nous défendons les intérêts.

Voici quelques exemples récents de choses qui ont bougé à la suite de certains reportages de notre Bureau d’enquête :

En septembre, notre Bureau d’enquête révélait qu’une compagnie réalisait des sondages robotisés sans mentionner qu’elle le faisait pour le Parti conservateur du Canada. Après la publication du reportage, la formation politique a resserré le contrôle de ses enquêtes d’opinion.

Après nos révélations sur les prêteurs privés et les courtiers hypothécaires qui auraient mis la main sur les données de Desjardins, des victimes du vol massif d’informations personnelles ont réalisé que certains de ces hommes d’affaires les ont contactées pour leur offrir des prêts grâce aux renseignements confidentiels qu’ils auraient rachetés. Elles réexaminent en ce moment les contrats qu’elles ont signés et s’informent sur les recours qui s’offrent à elles. D’ailleurs, si vous faites partie de ces victimes, nous vous invitons à nous contacter.

Après que le Bureau d’enquête eut révélé les goûts de luxe de l’ex-président de l’Assemblée nationale Jacques Chagnon, son successeur François Paradis s’était engagé à faire preuve de davantage de transparence et de rigueur. Récemment, de nouvelles demandes d’accès nous ont permis de constater que M. Paradis tient parole, pour l’instant. Ainsi, grâce à nos reportages, nous avons réussi à apporter plus de transparence, de rigueur et d’imputabilité dans les dépenses de l’Assemblée nationale.

La ministre de la Justice a demandé au Conseil de la magistrature d’enquêter sur l’ex-juge Jean Herbert qui a acquitté son amie Facebook en 42 secondes et qui aurait falsifié ses heures de travail. L’Unité permanente anticorruption a aussi déclenché une enquête.

Le conseiller en éthique du Sénat a blâmé le sénateur André Pratte de s’être mis en « apparence de conflit d’intérêts » après un reportage de notre Bureau d’enquête. On y révélait qu’il avait reçu 13 fois des invités dans son bureau de la multinationale Power Corporation du Canada. M. Pratte a démissionné de son poste cette semaine en évoquant d’autres raisons.

En juillet, la candidate à la course à la direction du Parti libéral du Québec Dominique Anglade a rompu ses liens avec un courtier immobilier déchu, Thierry Lindor, qui gérait son image publique. Elle a pris cette décision après avoir été informée par notre Bureau d’enquête que son permis lui avait été retiré en raison de sa « pratique défaillante marquée au coin de la malhonnêteté ».

Dany Doucet
Rédacteur en chef