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Le procès d’un ex-cadre de SNC-Lavalin s’ouvre à Montréal

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Le procès devant jury de l’ancien cadre de SNC-Lavalin Sami Abdellah Bebawi s’est ouvert hier au palais de justice de Montréal.

Bebawi, 73 ans, a été le grand patron de la division Construction de la firme SNC-Lavalin jusqu’en 2006. Il est accusé de huit chefs, dont fraude, possession de biens volés, recyclage des produits de la criminalité et corruption d’un agent public étranger.

Les accusations avaient d’abord été portées contre lui en 2014. L’acte d’accusation lui reproche notamment d’avoir fraudé l’État libyen.

La sélection d’un jury de 12 personnes s’est amorcée hier dans une vaste salle du palais de justice de Montréal.

Les premiers témoins dans ce procès devraient normalement être entendus à partir de jeudi.

« Le procès durera de six à huit semaines », a indiqué hier le juge Guy Cournoyer de la Cour supérieure.

Sans pertinence

Celui-ci a précisé que toutes les démarches entreprises par la firme d’ingénierie et de construction SNC-Lavalin (qui est également accusée de corruption dans un dossier parallèle) en vue d’obtenir un accord de réparation auprès du gouvernement fédéral devaient être considérées comme « sans pertinence » par les jurés dans cette cause.

Bonne foi

Il a enjoint aux jurés de ne pas faire de recherches sur ce dossier.

« Nous présumons de la bonne foi de tous », a-t-il expliqué.

Le juge Cournoyer a souligné que le rôle de juré était « le plus important » que pouvait exercer un citoyen dans l’administration de la justice.