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[PHOTOS] Rattrapage salarial: les profs demandent 14 000$ au premier échelon

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Après les infirmières, les enseignants de la FAE demandent un important rattrapage salarial lors du renouvellement de leur prochaine convention collective, équivalant à une hausse de 14 000$ au premier échelon.  

La FAE soutient que, sur une carrière de 35 ans, les enseignants québécois perdent 420 000$ de salaire en étant les moins bien payés au pays. Ils demandent la moyenne canadienne.      

Photo Simon Clark

«C’est carrément de l’exploitation», a lancé mardi Sylvain Mallette, président de la Fédération autonome de l’enseignement, lors d’un point de presse à quelques pas de l’Assemblée nationale.     

Photo Simon Clark

Présentement, un enseignant qui commence sa carrière gagne 42 400$. La FAE demande 56 400$. Au dernier échelon, le même prof a une rémunération de 82 600$, la FAE exige 91 900$. Des 17 échelons qui existent en ce moment, il n’en resterait plus que 11.

Photo Simon Clark

La FAE aura partiellement l’oreille du gouvernement caquiste, qui a promis de faire sauter les six premiers échelons de l’échelle salariale des profs. Mais François Legault a déjà affirmé qu’il ne donnerait pas plus que l’inflation aux employés du secteur public, malgré les surplus budgétaires qui s’accumulent.       

Photo Simon Clark

Pas de front commun  

Sylvain Mallette estime toutefois que, si François Legault veut vraiment faire de l’éducation sa priorité, il doit «prendre soin des femmes et des hommes qui font ce travail au quotidien».     

Photo Simon Clark

«Au Québec, la situation économique est formidable. Le gouvernement engrange des surplus année après année. Ça veut dire qu’il le fait en partie sur notre dos, alors qu’on travaille dans des conditions qui ne sont souvent pas faciles», a-t-il ajouté.     

Sylvain Mallette, président de la Fédération autonome de l'enseignement
Photo d'archives Agence QMI, JOEL LEMAY
Sylvain Mallette, président de la Fédération autonome de l'enseignement

Il croit que la situation budgétaire actuelle prive Québec d’un argument de poids à la table de négociation.     

Il n’y a pas de front commun, pour l’instant, dans les négociations entre le gouvernement du Québec et les 550 000 employés du secteur public et parapublic. Les enseignants de la CSQ ont également réclamé, la semaine dernière, un rattrapage qu’ils ont chiffré à 8%, en plus d'augmentations pour les paramètres généraux, ce qui porte à environ 20% la hausse demandée.  

Photo Simon Clark

De leur côté, les infirmières ont demandé une hausse salariale de 21,6% sur trois ans et la CSQ 12%. Selon la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), qui représente les infirmières, cette imposante augmentation se justifie par un rattrapage nécessaire après des années de vaches maigres.     

Tournée québécoise  

Pour convaincre les Québécois du bien-fondé de leurs revendications, les profs de la FAE ont nolisé un autobus qui ressemble à ceux qu'utilisent les chefs de parti politique lors d’une campagne électorale. Ils feront une tournée des 17 régions administratives du Québec.     

Photo Simon Clark

En plus des exigences salariales, la FAE demande plus d’autonomie pour ses membres, la fin de «l’intégration sauvage» d’élèves en difficultés dans les classes ordinaires sans ressources additionnelles et un allègement de la tâche bureaucratique. «On nous a transformés en gérants de paperasse. Nous, ce qu’on veut, c’est enseigner», a dit Sylvain Mallette.    

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