/opinion/columnists
Navigation

Halloween: maman, j’ai peur... de la pluie!

Halloween pumpkin. Traditional holiday decoration. Useful as greeting card
Photo Adobe Stock

Coup d'oeil sur cet article

Tous les petits «monstres» du Québec doivent être littéralement terrorisés. 

Incroyable, mais vrai, on ne compte plus les municipalités qui, pour cause d’une forte possibilité de pluie et de vents le soir même de l’Halloween, ont carrément remis la fête au lendemain, 1er novembre. 

Le gros scandale! C’est ce qu’on appelle la «misère» des pays riches... 

Les médias sociaux se sont enflammés. 

Les élus, jusqu’à l’Assemblée nationale, sourires en coin, heureusement, ont joué le jeu de se prononcer sur ce qu’on appelle maintenant avec ironie le HalloweenGate. 

Même l’ancien maire de Montréal, Denis Coderre, s’en est mêlé avec beaucoup d’humour. 

Attendez, là. Une fête où les enfants se déguisent tout en étant de toute manière bien emmitouflés d’un manteau en dessous de leur déguisement? 

Une fête qui, bon an mal an, a lieu le 31 octobre? Ce qui, par définition, appelle un temps souvent gris et sombre côté météo. 

Et là, on la remet au lendemain par crainte qu’il fasse trop mauvais? 

Que de petites natures nous avons là! 

Comme quoi, ce ne sont pas les enfants qui ont tant peur de la température, mais des adultes un brin trop frileux qui en ont décidé autrement. 

Et pourtant, qui n’a pas déjà «passé l’Halloween» dans un temps de canard au Québec? Et qui en est mort? Personne, bien sûr. 

Après tout, comme disaient nos grand-mères, on n’est pas fait en chocolat ! 

Halloween, c’est ça. C’est la fête de la peur dans le jeu et le déguisement. 

C’est la fête des vivants qui éloignent leur peur de la mort en se costumant en zombies, en vampires, etc. 

C’est la fête de l’imaginaire, quoi. 

Ce n’est pas une pluie et du vent qui feraient peur à des petits bouts de choux s’amusant à faire les morts vivants pour récolter de précieux bonbons. 

Cette histoire ne va d’ailleurs pas sans rappeler celle d’Astérix. Comme on le sait, les valeureux Gaulois n’avaient peur que d’une seule chose : que le ciel leur tombe sur la tête. 

De toute évidence, les adultes qui ont décidé de remettre l’Halloween au 1er novembre frémissent de la même crainte. 

Remarquez bien que dans un album d’Astérix paru en 2005, le ciel, en effet, est fin alement tombé sur la tête des Gaulois...