/entertainment/stage
Navigation

Un plongeon au cœur d’un drame familial

Disparu.e.s n’a rien d’une pièce réjouissante

Distribution de Disparu.e.s
Photo courtoisie Théâtre Duceppe Chez Duceppe, le drame familial Disparu.e.s s’appuie sur une vaste distribution.

Coup d'oeil sur cet article

Si chaque famille a pour bagage de beaux souvenirs, on peut aussi dire qu’elle compte habituellement son lot de drames et de secrets enfouis. Ce sera particulièrement vrai pour la famille Weston, racontée par l’auteur américain Tracy Letts dans la pièce Disparu.e.s présentement à l’affiche chez Duceppe.

La pièce s’amorce sur une note tragique, ce qui colle bien à la mise en scène de René Richard Cyr qui est des plus sombres. La maison des Weston campée en Oklahoma ressemble à un monastère, on n’y laisse jamais entrer la lumière de manière à ne plus différencier le jour et la nuit.

Outre le patriarche Beverly Weston (Guy Mignault) un poète déchu dépendant à l’alcool que l’on verra seulement quelques instants au début de la pièce, on découvrira surtout son épouse Violet (Christiane Pasquier). La pauvre femme atteinte d’un cancer à la bouche est malade physiquement, mais davantage psychologiquement. Elle consomme une quantité phénoménale de médicaments, tant pour son cancer que son anxiété au point qu’elle frise l’hystérie. Son attitude égocentrique et ses propos étant des plus incohérents.

Un suicide

Parmi la belle brochette d’acteurs composée de 13 comédiens, c’est le rôle confié à Christiane Pasquier, qui personnifie Violet, qui se trouve au centre de l’intrigue. Un rôle difficile à jouer, avec les multiples crises d’angoisse qu’elle traverse jusqu’à en perdre la raison.

En revanche, la performance de Marie-Hélène Thibault dans le rôle de Barbara, la fille aînée, chouchoute du père, est sans doute celle qui se fait le plus remarquer, elle-même prise dans un drame avec son conjoint (Antoine Durand). Son personnage complexe doit faire fi de ses propres problèmes conjugaux pour soutenir sa mère.

Quant à la jeune comédienne Alice Dorval, que l’on voyait pour la première fois sur la scène d’un théâtre institutionnel, elle tire relativement bien son épingle du jeu quoique son personnage soit plutôt effacé.


Disparu.e.s à l’affiche au Théâtre Duceppe jusqu’au 23 novembre