/misc
Navigation

Continuer à se battre dans l’adversité

Max Scherzer et les Nationals ont porté l’uniforme des Expos de Montréal le temps d’une partie le 6 juillet dernier.
Photo d’archives Max Scherzer et les Nationals ont porté l’uniforme des Expos de Montréal le temps d’une partie le 6 juillet dernier.

Coup d'oeil sur cet article

Les Nationals ont surpris l’univers du baseball en remportant les grands honneurs de la Série mondiale. Lors de mes prédictions à TVA Sports avant le début du tournoi automnal du baseball majeur, j’ai choisi les Nationals pour remporter le trophée du Commissaire.

Des collègues, dont mon bon ami Michel Bergeron, des amateurs de baseball qui me posaient la question à savoir qui mériterait les grands honneurs avaient tous un drôle d’air quand je leur répondais les Nationals. Mettons que leur sourire à mon endroit en traduisait bien long.

Il y a cinq ans et encore moins, je n’aurais jamais osé même lâcher un cri d’encouragement pour cette formation de la capitale américaine. Tellement que le mois de mars dernier, je suis allé voir les Astros s’entraîner à West Palm Beach et je me suis privé de faire un léger détour puisque les Nationals s’entraînaient sur le même site. J’avais toujours cette cicatrice sur mon cœur qui tardait à guérir après le départ des Expos vers Washington.

Pourquoi les Nationals ?

Lorsqu’ils ont nommé l’ancien voltigeur des Expos, Dave Martinez à la barre de l’équipe, bien des choses ont commencé à changer. À mes yeux, le point tournant est survenu cet été lors d’un match au Nationals Park. Plusieurs déclarent qu’il n’y a pas de lien à faire entre les Expos et les Nationals. Pourtant quel partisan des Expos ne ressentait pas un sentiment de fierté de voir Max Scherzer et ses coéquipiers porter l’uniforme bleu poudre des Expos lors d’un match de la saison régulier. Par ce geste, la direction des Nationals a reconnu l’origine de sa franchise. Cette partie fut le point crucial de mon attachement pour les Nationals.

Je ne veux pas jouer aux gérants d’estrade, mais mes choix étaient basés sur deux situations. Dans cette classique d’automne, je prévoyais que le lanceur des Astros, Gerrit Cole était pour subir une défaite et que Justin Verlander était pour être égal à lui-même : échapper la victoire dans un moment aussi important.

Durant les séries, cinq fois les Nationals se sont retrouvés au bord du gouffre et chaque fois ils ont raflé la victoire. Quand Howie Kendrick a cogné le coup de circuit qui a assommé les Astros, je me suis souvenu de la claque de Rick Monday au Stade olympique aux dépens de Steve Rogers. Cependant, cette fois, au lieu d’en pleurer, je m’en suis réjoui.

Stephen Bronfman et son groupe d’hommes d’affaires me font penser aux Nationals dans leur croisade pour le retour des Expos à Montréal. Ils ont le même cri de ralliement que Dave

Martinez à ses joueurs, il faut « continuer à se battre dans l’adversité ».