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Dans la cuisine avec Nathalie Simard: le bonheur est dans l’assiette

Nathalie Simard
Photo Ben Pelosse Nathalie Simard

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J’ai donné rendez-vous à Nathalie au Marché Atwater, à Montréal. Il faut voir tous les gens qui la saluent, la félicitent, lui envoient la main, la regardent avec bonheur et tendresse, avec bienveillance. « Parfois, certaines personnes me demandent si je ne suis pas tannée, mais comment être tannée de l’amour des gens. Moi, en tout cas, je ne le serai jamais. » Nathalie Simard a pris le temps qu’il lui fallait pour trouver le chemin de la liberté. L’amour a pris son temps — 40 ans de carrière sera présenté cet automne partout au Québec. Vous retrouverez toutes les informations sur sa page Facebook, me dit-elle avec un sourire qui en dit long sur son bonheur présent. Elle ajoute : « Parler et préparer de la nourriture est aussi satisfaisant pour moi que de chanter sur scène ; c’est le même bonheur, celui de faire plaisir à ceux qu’on aime ».

Questionnaire gourmand

Café ou thé ?

J’adore commencer ma journée avec un bon cappuccino. Ça me fait du bien. Ensuite, je dois dire, puisque j’ai décidé de ne rien cacher aux gens, que j’ai eu une opération bariatrique. J’ai donc des contraintes liées à cette nouvelle réalité de vie et je fais attention. Je me fais aussi des muffins avec des protéines que j’ajoute dans ma préparation, avec des noix de Grenoble, des petites pépites au chocolat, et ensuite, je mange des fruits.

Café-croissant ou gruau et fruits ?

Les croissants, c’est vraiment rare, surtout que j’adorais les viennoiseries, mais il faut choisir ses combats et je suis bien avec qui je suis en ce moment. Je ne suis pas dans la privation, je suis dans la raison. Pour moi, chacun fait comme il le veut. Mais je dois ajouter qu’une opération bariatrique, ce n’est pas un truc facile. Bien s’alimenter est la clé aussi pour une bonne santé. Gruau et fruits pour répondre à cette question.

Beurre ou margarine ?

Le beurre, surtout pour le goût.

Pain tranché ou baguette ?

Les deux, c’est selon l’usage. C’est vrai que je mange moins de pain qu’avant, mais maintenant, j’achète surtout du pain multigrains que les personnes avec un régime cétogène peuvent manger. C’est aussi très faible en glucides.

Fromage ou dessert ?

J’adore le fromage. Mais une bonne tarte aux poires avec du fromage Migneron de Charlevoix.

Viande ou poisson ?

J’adore le poisson, je suis folle des fruits de mer, mais je suis intransigeante pour la fraîcheur. Alors je suis très difficile. C’est la raison pour laquelle, lorsque je veux manger du bon poisson, je vais dans des restaurants japonais. On ne se trompe pas. Sinon, oui, je mange principalement de la viande, bœuf, agneau, veau, porc, quelques abats, comme le foie de veau si je sais que le restaurant en fait sa spécialité.

Salade ou frites ?

Salade (rire) ! J’aime les frites, mais voilà, je fais attention !

Végé ou carné ?

Vraiment carné. Ma nouvelle alimentation le demande pour avoir l’énergie nécessaire avec mon petit estomac, maintenant. Sinon, aussi le quinoa et du riz.

Resto ou livraison ?

J’ai souvent fait livrer, pour plein de raisons. Avec la vie de tournée, parfois on passe du resto à la livraison à l’hôtel. Ça dépend du moment.

Caramel ou chocolat ?

Chocolattttttttttttttttttt (rire) ! Le caramel au beurre salé, c’est formidable aussi. Imagine un dessert chocolat-caramel salé, rien de mieux.

Huile d’olive ou huile de canola ?

Huile d’olive.

Gâteau ou biscuit ?

Aujourd’hui, je vais dire biscuit. Avant, c’était gâteau. Comme l’opéra, un délice. Tartelette au citron, mais, tu sais, la vraie, avec la pâte bien croquante, faite par de vraies et bonnes pâtisseries. Sinon, les biscuits de la marque Dare caramel et fleur de sel. J’aime aussi les gaufrettes (rire) !

Gastro ou bistro ?

J’ai eu tellement de bonheur dans ma vie en allant dans des restaurants gastronomiques. Toute l’expérience me comble, le service, l’accueil, la table, la vaisselle... Et je dois ajouter que la formule menu dégustation me plaît encore plus, car ce sont des petites portions, et dans ma nouvelle vie, c’est formidable.

Bière ou vin ?

Vin.

Blanc ou rouge ?

Le rouge, principalement, lorsque j’en bois, et des vins rouges corsés. Californiens, portugais, espagnols, argentins. Sinon, l’été, un bon petit verre de vin rosé, je trouve ça bien agréable.

Bulles ou cocktail pour l’apéro ?

J’adore les bulles, mais je vis un grand deuil avec mon opération bariatrique, je ne peux plus consommer de bulles, même de l’eau pétillante. Je suis de toute façon restreinte pour ma consommation d’alcool.

Présente-moi ton accessoire de cuisine fétiche et pourquoi l’avoir choisi.

Un très grand cul-de-poule qui appartenait à mon père, qui était cuisinier. J’adore m’en servir. Ma mère disait : dans un grand vaisseau, on met ce que l’on veut. Mes spatules en bois, ça aussi, je m’en sers tout le temps. Il y a quelque chose de spécial à utiliser cet accessoire culinaire, le prolongement de la main, j’adore.

Pour toi, un repas et une soirée parfaite, c’est quoi ?

Je ne suis pas la seule qui va te répondre ça, surtout en cette période où la température se refroidit, mais une bonne raclette ou une belle fondue, c’est quelque chose d’incroyable, et surtout, tes invités sont ravis. Il faut dire qu’il ne manque rien sur la table et je fais tout moi-même. Les sauces, les garnitures, c’est une grosse table que j’ai du bonheur à préparer toute la journée, mais surtout, pendant le repas, je reste avec tout le monde à table, sans avoir à faire des allers-retours dans la cuisine. Moi aussi, je peux participer à la fête.

As-tu une recette chouchou que tu fais à tes invités ?

Ma sauce tomate maison pour accompagner des pâtes fraîches. Pad thaï. Osso buco. Un bon bouilli de légumes avec un rôti de palette de veau. Je dois aussi te dire que je fais mon pain, et j’adore dire à mes invités : je vous ai fait mon pain pour vous. La recette de mon père. Je vois dans leur regard leur appréciation, c’est du bonheur de faire à manger à ceux qu’on aime. Pour conclure le repas, j’aime faire un bon gâteau des anges. Je fais aussi la recette de génoise de mon père, un délice.

Raconte-moi la réalisation culinaire dont tu es le plus fière.

Mes raviolis maison, avec une farce de veau parfumée avec un peu de muscade. Mais j’aimerais vraiment suivre un cours de cuisine pour apprendre à faire toutes sortes de pâtes farcies, un grand rêve.

Dis-nous que tu rates des choses à l’occasion et qu’il t’est déjà arrivé de servir un plat complètement raté...

Pad thaï, mon Dieu, catastrophique ! Maintenant, je contrôle les épices, la cuisson, mais avant d’arriver au bon résultat, j’ai vraiment fait beaucoup d’erreurs. Parfois, ce n’était carrément pas mangeable !

Meilleure expérience culinaire à vie ?

Un restaurant qui était à Saint-Sauveur, Le Marie-Philippe. J’étais en extase devant autant de délicatesse, c’étaient mes premières découvertes de gastronomie. La Camarine, à Beaupré, ça aussi, j’ai de bons souvenirs.

Ça sentait quoi chez toi, dans la cuisine, lorsque tu étais petite ?

La tarte aux pommes de ma mère. Oh là là, il y a avait du beurre et du sucre ! mais c’était délicieux. Le rosbif de bœuf, les patates pilées, les petits pois, un grand classique de bien des familles québécoises.

Un souvenir de gourmandise ?

La dégustation de homard chez des amis, originaires de Bordeaux, que je n’ai pas vus depuis longtemps d’ailleurs. Les repas de homards chez eux, c’était fantastique. Je me souviens que mon père mangeait sa tarte aux pommes avec du fromage Oka, c’était délicieux.

Fromage préféré ?

Aller à la Fromagerie L’Ancêtre à Bécancour. Du bio et du bon.

Carnets d’adresses

Pour Nathalie Simard, adepte de poisson, les restaurants japonais ne la déçoivent jamais.
Photo Adobe Stock
Pour Nathalie Simard, adepte de poisson, les restaurants japonais ne la déçoivent jamais.

Tes restos préférés ?

Pour y aller en groupe, c’est Kum Fung à Brossard. Il faut dire que j’adore la cuisine thaïlandaise, la cuisine asiatique en règle générale.

Resto préféré pour sortir en tête-à-tête ?

Le Mitoyen à Sainte-Dorothée, cuisine et service formidable.

Resto préféré à l’extérieur de Montréal ?

  • Auberge de la Goéliche, à l’île d’Orléans. À l’époque où mon père y travaillait, ça s’appelait le Château Bel-Air.
  • Aussi, le Poivre noir à Trois-Rivières, de la belle gastronomie. √ Anna Sushi, pour les petites portions pour moi, c’est encore à Trois-Rivières.

Boutique gourmande

  • Latina à Montréal, une épicerie gourmande incroyable, ils ont même les pots en consigne pour que tu puisses les remplir sur place, bravo.
  • Pâtisserie Le Palais, à Shawinigan.
  • Spatule et ganache à Trois-Rivières et aussi Chocolaterie Samson, de belles adresses de gourmandises.

Produits culinaires chouchous ?

Un truc inusité, mais je m’en sers en assaisonnement pour mes préparations : la base de bouillon de poulet Kim Phat. Ça dépanne s’il manque d’épices ou d’assaisonnements à la maison.

Recette fétiche ?

Foie gras de canard poêlé, surtout s’il vient de la Ferme d’Oc de l’île d’Orléans, avec des cassis de chez Mona et filles, impossible de résister à ça si je le vois sur un menu de restaurant.

De quoi ne peux-tu pas te passer en cuisine ?

D’herbes fraîches, puisque j’en ai dans mon jardin. La noix de muscade aussi, j’en ajoute dans mes préparations culinaires.

Un coup de cœur culinaire ?

Pesto, que je fais moi-même.

Gourmandise coupable ?

Oh là là, Chocolat Favori, c’est une vraie gourmandise ! Si je passe devant une boutique, je m’arrête (rire) !

Ton style de cuisine préféré ?

La cuisine asiatique, souvent, mais aussi toutes les cuisines faites avec passion et amour et qui prennent le temps qu’il faut pour que le bonheur soit dans l’assiette.